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Contribution Reif à la consultation sur la simplification de la réglementation pour les régions ultrapériphériques de l’UE
12.01.2026

Contribution Reif à la consultation sur la simplification de la réglementation pour les régions ultrapériphériques de l’UE

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) et ses membres, dont la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), se félicitent très largement de la volonté de la Commission de prendre en compte la nécessité d'adaptation de la législation européenne aux régions dites ultrapériphériques. Par cette contribution, la Reif souhaite apporter des exemples concrets qui permettraient de remplir les objectifs que se fixe la Commission pour permettre un bon développement socio-économique de ces régions. Les Conventions d'Objectifs et de Gestion avec l'Etat (COG) des membres de la Reif, fixant les priorités et moyens, tous les cinq ans, de nos organismes, mentionnent très largement la question de loutre-mer comme une priorité nécessitant une attention toute particulière aux vues de leurs spécificités tant sociales, qu'économiques et géographiques. L'objectif commun des organismes de sécurité sociale est de pouvoir offrir « à la population de chaque département d'outre-mer un service public de qualité comparable à celui quelles déploient en France métropolitain ». Lutte contre le non-recours, lutte contre la pauvreté, accès aux droits ou encore lutte contre les violences conjugales sont autant d'objectifs qui s'inscrivent parfaitement dans ceux poursuivis par l'Union européenne pour ces territoires. Cependant, dans le cadre des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034) de l'Union européenne, des inquiétudes ont émergé sur les risques de baisse des crédits, de difficultés d'accès, voire de disparition des programmes et/ou des enveloppes dédiés aux régions ultrapériphériques. Dans ce cadre, plusieurs acteurs locaux, dont les Caf et ses partenaires, ont pu faire remonter de grandes difficultés à accéder aux fonds européens : liste des bénéficiaires éligibles limitative (inéligibilité des organismes privés investis dune mission de service public, exclusion des consortiums) ; seuils minimums trop élevés et excluants pour certains porteurs (associations, centres sociaux) ; les dépenses inéligibles (par exemple les frais de prestation) peuvent empêcher la mise en place de certains projets ; calendrier des appels à projets trop resserré et parfois difficile à respecter sur certaines priorités (contrairement à celles ouvertes au fil de l'eau) ; manque d'information des opportunités de financement européen ; manque de main-d'œuvre spécialisée dans le montage et le suivi sur le long-terme d'un projet européen. Pour répondre aux enjeux urgents de ces territoires, il est essentiel de maintenir l'accès privilégié aux fonds de cohésion avec des taux de cofinancement plus élevés, et de réduire les barrières qui entravent les partenaires des caisses de sécurité sociale locales (Caf, Carsat, CPAM, etc.) à accéder aux fonds européens. Plusieurs solutions existent : baisse des seuils minimums pour les fonds structurels ; permettre le versement d'avance, pas uniquement d'acomptes, pour les fonds structurels et le programme LEADER ; ouverture des critères d'éligibilité à davantage de porteurs de projets ; ouverture des portages en consortium ; - accompagnement des porteurs de projets par les autorités de gestion ; une meilleure diffusion des informations relatives aux opportunités de financement ; davantage d'appels à projets au fil de l'eau ; ouverture à davantage de catégories de dépenses éligibles (ex : achat de bâtiment ou de terrain) allègement des preuves de réalisation d'un projet européen (moins de justificatifs comptables et non comptables à envoyer) ; privilégier l'obligation de moyens à celle de résultat en matière de contrôle pouvant occasionner une réfaction des fonds européens. Veuillez retrouvez la position de la Reif en détails dans la position ci-jointe....
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Contribution Reif au renforcement du mandat de l’AET
23.12.2025

Contribution Reif au renforcement du mandat de l’AET

La représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) salue l'organisation dune consultation par la Commission européenne sur le renforcement du mandat de l'Autorité européenne du travail (AET), malgré une échéance et une période de consultation qui ne sont pas à la hauteur de l'enjeu que représente la révision du règlement instituant l'Autorité. En juillet 2018, la Reif avait déjà pris part à la consultation concernant le projet de règlement établissant une Autorité européenne du Travail (voir position), notant comme particulièrement bienvenue l'ambition affichée par la Commission de mettre sur pied une structure à vocation permanente sous la forme dune agence exécutive de l'UE et opérationnelle dès 2019. Était aussi relevé avec un grand intérêt l'objectif de fédérer les missions techniques et opérationnelles de certaines instances de l'UE, telles que la plateforme européenne de lutte contre le travail non déclaré, de coopérer plus étroitement avec la commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale, ainsi qu'avec Europol et Eurojust afin de permettre plus d'efficacité et de lisibilité pour la coopération intra-UE. La Reif et ses membres tiennent également à rappeler l'importance du contexte (Covid-19, guerre en Ukraine) dans lequel a été mise en place l'Autorité et sa courte existence (moins de 6 ans). Le Reif a, à nouveau, pris part à la consultation suite à l'évaluation de l'AET par la Commission en janvier 2024. Dans ce contexte, et par cette contribution, la Reif réaffirme son soutien fort au rôle de l'AET et se félicite de la réouverture du mandat de l'Autorité, afin d'assurer une bonne mise en œuvre opérationnelle de ses missions, et ce face aux défis liés à l'augmentation constante des flux de mobilité en Europe et aux forts besoins de coordination dans le domaine de la sécurité sociale auxquels font face les États membres et nos organismes. La contribution de la Reif s'articule autour de 5 axes principaux : Un renforcement de la dimension « sécurité sociale » de l'Autorité Une meilleure reconnaissance des missions et du rôle de l'AET au service dune plus grande sécurité juridique Un plus fort appui à la lutte contre la fraude transfrontalière et à la coopération loyale Un renforcement des missions de support, dévaluation des risques et d'analyses Une offre de programmes de formation sectoriels et intersectoriels plus forte A l'aune de ces différentes remarques, la Reif se positionne en faveur dune révision ciblée du règlement 2019/1149 (option législative 2 dite « light »), sans expansion donc du champ d'application au-delà de la mobilité de la main-d'œuvre. Il nous parait en effet prématuré détendre le champ d'application de l'AET, une Autorité âgée d'à peine 6 ans, alors même que l'entièreté de ses missions et fonctions n'ont pas encore été totalement et efficacement mises en œuvre....
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Contribution de la Reif à la consultation sur la future législation sur les services de construction
15.12.2025

Contribution de la Reif à la consultation sur la future législation sur les services de construction

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) se félicite de l’ouverture d’une consultation sur la législation sur les services de construction dans le cadre de la future stratégie pour des logements abordables. Assurer un accès à un logement abordable pour tous est l’un des facteurs déterminants d’une lutte efficace contre la pauvreté en Europe, l’une des principales missions des organismes de sécurité sociale. Cette future législation sur les services de construction affectera également d’autres aspects de l’activité des organismes de sécurité sociale, concernant un secteur particulièrement sujet à la fraude et aux accidents du travail : la santé et la sécurité au travail, les missions de contrôles de la conformité de la déclaration des salariés, le calcul des cotisations et le paiement de celles-ci. La Reif tient ainsi à rappeler, dans le contexte de cette future législation, plusieurs points importants : les chiffres du secteur de la construction sur l'aspect santé et sécurité au travail ; l'importance de finaliser les négociations sur les règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale (notamment de la notification préalable); l’importance de maintenir une liste des données au sein du futur formulaire commun dans le cadre des négociations sur le règlement e-déclaration ; les chiffres du détachement dans la construction et la mise en œuvre de cartes d'identité sociales dans le secteur de la construction ; le renforcement du rôle de l'AET dans son rôle de soutien et de campagne d'informations pour les travailleurs mobiles ; enfin, et évidemment, la nocivité de la logique de détachement de travailleurs par des sous-traitants dans le cadre de la directive sur les marchés publics et l’introduction d’un cadre juridique propre limitant à un maximum de deux niveaux inférieurs au contractant initial la sous-traitance de contrat dans des secteurs identifiés comme à risque élevé tels que la construction ; La Reif attache à cette contribution un document détaillant plus précisément ses demandes. Lien vers la consultation...
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Contribution Reif à la Stratégie sur l’équité intergénérationnelle
25.11.2025

Contribution Reif à la Stratégie sur l’équité intergénérationnelle

La Reif se félicite de la préparation d’une stratégie européenne sur l’équité intergénérationnelle. L’évolution démographique, la viabilité budgétaire, la lutte contre la pauvreté et l’accroissement des inégalités, l’inclusion numérique, sont des enjeux complexes, auxquels les systèmes de protection sociale sont aujourd’hui confrontés, et qui nécessitent une approche globale. La sécurité sociale, largement fondée sur la solidarité intergénérationnelle, est un pilier essentiel de l’État-providence : elle protège les citoyens contre les divers risques rencontrés tout au long de leur vie et contribue à garantir la cohésion sociale tout en atténuant les inégalités et la pauvreté. Dans un contexte marqué à la fois par de fortes contraintes budgétaires et une augmentation des besoins, largement liée au vieillissement, les États providence européens font face à des défis majeurs qui mettent à rude épreuve leur viabilité et leur efficacité sur le long terme. La durabilité des systèmes de protection sociale constitue pourtant une condition sine qua non de la solidarité entre les générations. Elle permet d’assurer aux jeunes des garanties solides tout en maintenant un niveau de protection adéquat pour les générations actuelles. Il est ainsi essentiel que la future stratégie sur l’équité intergénérationnelle s’articule étroitement avec le Socle européen des droits sociaux (SEDS) et son nouveau plan d’action, dont la mise en œuvre contribuerait à répondre aux enjeux sociaux et d’emploi, tout en assurant la pleine reconnaissance et l’effectivité des droits sociaux pour l’ensemble des générations....
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Contribution Reif à la Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté
24.10.2025

Contribution Reif à la Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté

La Commission européenne va présenter, début 2026, la toute première Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Alors que l'objectif fixé dans le cadre du Socle européen des droits sociaux (SEDS) de réduire d'au moins 15 millions le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale d'ici 2030 semble encore largement éloigné, la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) se félicite de la priorisation de cette question dans le programme de la Commission. Le Reif entend prendre part à cette Stratégie, quelle espère ambitieuse, et souhaite réaffirmer le rôle essentiel de la sécurité sociale pour offrir aux citoyens un filet de protection contre la pauvreté et ses conséquences. Tant les missions de redistribution que d'action sociale des organismes de sécurité sociale sont à ce titre essentielles. Pour pouvoir répondre efficacement à la nature multidimensionnelle de la pauvreté et à ses défis sur le long terme, ils doivent pouvoir accéder à des fonds européens fléchés vers cet objectif et sanctuarisés. La Reif insiste également sur la nécessité d'adopter une dimension transgénérationnelle de la lutte contre la pauvreté ainsi que de porter une attention particulière à l'accès aux droits comme levier pour la lutte contre la pauvreté. Dans le document en pièce-jointe, vous retrouverez donc la contribution de la Reif pour cette future Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté articulée autour de 3 axes : l'importance de la dimension transgénérationnelle de la lutte contre la pauvreté ; le renforcement de l'accès aux droits comme levier de la lutte contre la pauvreté ; l'importance d'assurer un accès aux fonds européens adéquat pour les caisse de sécurité sociale ;   Lien vers la contribution Reif à la consultation....
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Contribution Reif au paquet numérique sur la simplification
17.10.2025

Contribution Reif au paquet numérique sur la simplification

Le premier mandat de la Commission Von der Leyen a été marqué par l’adoption de multiples initiatives numériques, visant la numérisation intégrale des services publics d’ici 2030. La fragmentation réglementaire et institutionnelle, ainsi que la complexité des interactions entre les différents instruments européens, constituent un défi majeur à la conformité à ces initiatives. La Représentation européenne des institutions de sécurité sociale françaises (Reif) accueille favorablement le paquet numérique sur la simplification, à condition qu’il vise à renforcer la transparence, la clarté et l’harmonisation des réglementations européennes, sans affaiblir les garanties offertes aux citoyens et résidents de l’UE en matière de droits fondamentaux et de sécurité des données. La Reif souligne l’engagement constant des organismes de sécurité sociale français pour une application complète des réglementations de l’UE et appelle ainsi la Commission européenne à les soutenir afin d’en assurer l’effectivité. Elle rappelle que le RGPD vise à protéger la vie privée des bénéficiaires en tant que droit fondamental et à renforcer la confiance envers les organismes de sécurité sociale. La Reif regrette toutefois l’absence d’analyses d’impact tenant compte des implications spécifiques des mesures envisagées pour le secteur public, et en particulier la sécurité sociale. Si les organismes de sécurité sociale français sont pleinement engagés, et depuis longtemps, dans la simplification et la dématérialisation des démarches des entreprises et des citoyens, l’investissement réalisé pour assurer la mise en conformité avec les réglementations européennes représente un coût financier, humain et matériel considérable pour ces organismes Dans le cadre de l’élaboration de mesures omnibus en matière numérique, la Reif invite ainsi, entre autres, la Commission européenne à : Garantir que chaque nouvelle initiative ou tout nouvel outil numérique soit pensé et déployé afin de répondre efficacement aux besoins des administrations publiques, des entreprises, ainsi que des citoyens et résidents de l'UE, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux. Associer les organismes de sécurité sociale à l’ensemble des étapes des politiques, législations et projets numériques qui les concernent, depuis leur conception jusqu’à leur mise en œuvre, en passant par leur éventuelle rationalisation. Mettre en place des outils pratiques harmonisés au niveau de l’UE, tels que des services d’assistance en ligne, des guides sectoriels, mais aussi des outils d’information, d’échange et de décodage des réglementations des États membres, accessibles au plus grand nombre. Améliorer et préciser l’articulation entre le règlement sur l’IA et le RGPD. Publier, le plus tôt possible, l’ensemble des actes de mise en œuvre du règlement sur l’IA afin de garantir l’application des obligations juridiques et leur traduction technique. Garantir prévisibilité et cohérence juridiques, alors même que le règlement sur l’IA pourrait déjà faire l’objet d’amendements ou d’un report. Garantir l'éligibilité des organismes de sécurité sociale aux fonds européens, dans la perspective du nouveau Cadre Financier Pluriannuel 2028-2034 afin de les soutenir dans la mise en œuvre des réglementations européennes qui requièrent dimportantes ressources humaines et financières. Lien vers la consultation....
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Contribution Reif au Plan d’action sur le SEDS
09.09.2025

Contribution Reif au Plan d’action sur le SEDS

Depuis la première consultation en 2017 sur le Socle européen des droits sociaux (SEDS), la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) est particulièrement impliquée dans la mise en œuvre des principes et objectifs généraux fixés par le SEDS. En 2021, la Reif avait déjà publié une large contribution au Plan d’action lancé par la Commission européenne à travers une série de remarques, recommandations et préconisations, faisant valoir l’expertise de ses membres sur les politiques sociales et sanitaires dont ils ont la charge et qui mettent en œuvre de manière effective un grand nombre de principes du SEDS. La Reif renouvelle son attachement aux principes édictés dans le Socle et aux objectifs généraux fixés lors du Sommet de Porto de 2021 en matière de taux d'emploi, de formation et de réduction de la pauvreté, y compris des enfants. La contribution de la Reif pour ce nouveau Plan d’action s’articule en trois temps : D’abord, des remarques d'ordre général relatives au rôle des organismes de sécurité sociale au niveau national pour soutenir la mise en œuvre des principes du SEDS : l'importance de finaliser la révision des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale introduite en 2016, incluant les 6 chapitres de négociations, l'éligibilité des organismes de sécurité sociale aux fonds européens sans le cadre du prochain CFP, la prise en compte des réformes et des investissements sociaux dans la gouvernance économique de l'UE, l'importance pour les organismes de sécurité sociale d'avoir des données fiables et de qualité pour assurer la bonne mise en œuvre des politiques publiques qu'ils portent dans le cadre de la simplification mais aussi l'adoption d'une approche proportionnée de la simplification des règles encadrant l’intelligence artificielle par l'UE ; Ensuite, des recommandations thématiques organisées autour des différents principes et chapitres du SEDS, mais surtout en fonction des initiatives européennes attendues et des grandes priorités esquissées pour le mandat par la Commission européenne en matière sociale et sanitaire, à savoir l'égalité entre les femmes et les hommes, la santé et l'accès aux soins pour les femmes ainsi que la santé et la sécurité au travail, la lutte contre la pauvreté et l'accès aux droits, la réforme de l'Autorité européenne du travail et les règles de mobilité en Europe et enfin l'Autonomie ; Enfin, en annexe, un tableau récapitulatif des demandes de la Reif dans le cadre du Plan d’action sur le Socle européen des droits sociaux agrémenté d’exemples, de chiffres et de liens vers des documents appuyant ses demandes. Pour plus de détails sur notre position, veuillez trouver la pièce-jointe ci-dessous. Lien vers la contribution (fr) Link for the contribution (eng)...
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Contribution Reif à la Stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes 2026-2030
31.07.2025

Contribution Reif à la Stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes 2026-2030

La Représentation européenne des institutions française de sécurité sociale (Reif) se félicite de la consultation lancée par la Commission européenne pour préparer la future stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes 2026-2030. L’égalité de genre est au cœur du champ d’expertise et de la vocation des institutions de sécurité sociale françaises, engagées pour la protection, la solidarité, l’inclusion et la réduction des inégalités, dans des domaines tels que l’accès aux soins et à des normes de santé élevées, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’autonomisation économique et sociale, l'égalité en matière d'emploi ou encore des conditions de travail adéquates. L’ensemble de ces dimensions devront être prises en compte dans la future stratégie et soutenues par des fonds européens adéquats et garantis. A titre général, la Reif soutient l’adoption d’un cadre juridique européen protecteur en matière de lutte contre les discriminations et les inégalités, notamment liées au genre. Elle demande la réintroduction au programme de travail de la Commission de la directive sur l’égalité de traitement entre les personnes (2008/0140) ainsi que la réouverture de la directive 79/7 relative à l’égalité de traitement entre hommes et femmes en matière de sécurité sociale. La contribution de la Reif se structure autour de quatre priorités : L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle La juste rémunération et la reconnaissance des femmes dans l’emploi L’autonomisation économique et sociale L’égalité dans l’accès à la santé Aussi, la Reif demande les mises en œuvre de la directive de 2019 sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et de la recommandation du Conseil du 22 mai 2019 relative à des systèmes de qualité pour l’éducation et l’accueil de la petite enfance. Le droit à la déconnexion et son impact sur l’équilibre entre vie privée et professionnelle devrait également donner lieu à une initiative européenne. En matière de rémunération, le principe d’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes par la transparence salariale doit être pleinement appliqué, ainsi que la directive 2022/2041 relative à des salaires minimaux adéquats. La reconnaissance des femmes dans l’emploi est une priorité, les secteurs féminisés étant socialement moins valorisés et ainsi plus faiblement rémunérés. C’est le cas notamment du secteur du soin pour lequel les conditions de travail et de rémunération doivent être améliorées, et la formation favorisée. Le genre doit ainsi être pleinement intégré aux politiques de lutte contre la pauvreté, et particulièrement à la future stratégie européenne anti-pauvreté.   Enfin, pour ce qui touche à la santé, la Reif souhaite que les femmes soient davantage inclues dans la recherche médicale et que plus de moyens soient alloués à la recherche et à la prévention de certaines maladies comme l’endométriose, ainsi qu’à la santé sexuelle et reproductive. La dimension du genre devrait également être structurante dans les études et activités relevant de la santé et de la sécurité au travail (SST) ainsi que dans l’approche de la santé mentale. Lien vers la contribution....
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La Sécurité sociale française, engagée pour une IA éthique au service de l’intérêt général
04.06.2025

La Sécurité sociale française, engagée pour une IA éthique au service de l’intérêt général

Le 9 avril 2025, la Commission européenne a publié une Communication établissant un plan d’action pour le continent de l’IA afin que l’Union européenne devienne « un acteur mondial de premier plan dans le domaine de l’intelligence artificielle » (IA). Le même jour ont été lancés une consultation publique et un appel à contributions afin d’adopter, cette année, une stratégie pour l’application de l’IA, dont l’un des objectifs serait de « favoriser l’intégration de solutions d’IA dans le secteur public afin d’améliorer sensiblement la qualité des services proposés au public. » La Représentation européenne des institutions de sécurité sociale (Reif) salue l’adoption d’une telle stratégie, ses membres étant activement impliqués depuis longtemps dans le développement de différentes méthodes d’IA – Machine et Deep Learning, Big Data – en vue d’améliorer la délivrance des prestations sociales, et plus récemment, des expérimentations d’intelligence artificielle générative (IAG) et de LLM, à la suite du lancement, fin 2022, de ChatGPT. Chargées d’une mission de service public et traitant, dans ce cadre, quotidiennement les données personnelles de 68,6 millions d’usagers, les institutions françaises de sécurité sociale abordent les expérimentations d’IAG avec la plus grande prudence, compte tenu des risques avérés tels que la divulgation des données sensibles, s’y engageant seulement lorsque celles-ci démontrent une valeur ajoutée significative, bénéficiant à l’intérêt général. Cette approche mesurée contraste avec l’évolution rapide des technologies d’IA, rendant leur intégration dans le secteur public d’autant plus complexe. La lutte contre le non-recours aux droits constitue notamment l’un des défis majeurs de la sécurité sociale. L’IAG pourrait ainsi permettre de développer des solutions afin d’aller au-devant des usagers et ainsi identifier les situations où les individus, souvent les plus vulnérables, ne bénéficient pas des prestations auxquelles ils ont légalement droit, la raison principale étant le manque d’information. Mais aussi est-il indispensable de souligner que l’IAG n’est pas une solution miracle et ne saurait résoudre, à elle seule, l’ensemble des problématiques qui entravent le bon fonctionnement du service public, telles que la réduction du non-recours aux droits et la fracture numérique. L’impact carbone, et plus largement environnemental, considérable de ces technologies doit également être pris en compte avant de lancer toute nouvelle expérimentation. La conformité à la législation européenne, et notamment au règlement général sur la protection des données (RGPD) et au règlement sur l’IA, qui entre progressivement en application, constitue, pour la Reif, une priorité majeure. Nous tenons à souligner qu’il est indispensable pour garantir la confiance des usagers que ces développements s’inscrivent dans une approche éthique, conformément aux exigences et principes contenus dans les lignes directrices en matière d’éthique pour une IA digne de confiance et dans la déclaration européenne sur les droits et principes numériques, tels que la transparence, le contrôle humain, et la finalité de promouvoir « le bien-être sociétal et environnemental ». Résumé des demandes de la Reif : Adopter une approche proportionnée et garantir la sécurité et la cohérence juridiques dans le cadre de la démarche de simplification réglementaire ; Publier le plus tôt possible l’ensemble des documents de mise en œuvre du règlement sur l’IA et apporter des clarifications sur la classification des systèmes d’IAG et l’articulation entre le règlement sur l’IA et le RGPD ; Associer les institutions de sécurité sociale aux instances consultatives mises en place par la Commission européenne en matière d’IA ; Investir dans des infrastructures européennes d’entraînement et d’hébergement qui soient capables d’aider les institutions de sécurité sociale à développer des solutions d’IA de manière efficace et robuste dans le respect de la règlementation européenne ; Mettre en place une interface d’échange transfrontière à l’échelle européenne qui permettrait de partager les cas d’usage d’IA testés et industrialisés ; Assurer que l’Académie européenne des compétences en IA dispense des formations spécifiques au personnel des institutions de sécurité sociale ; Élaborer une cartographie permettant de comprendre l’impact de l’IAG sur les métiers et de recenser les besoins de formation ; Assurer que les organismes de sécurité sociale soient clairement éligibles en tant qu’organismes chargés d’une mission de service public dans le cadre du plan financier pluriannuel 2028-2035. Lien vers la contribution de la Reif....
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CFP 2028-2034 : Préserver les fonds sociaux et reconnaître le rôle des organismes de sécurité sociale
06.05.2025

CFP 2028-2034 : Préserver les fonds sociaux et reconnaître le rôle des organismes de sécurité sociale

Alors que la Commission envisage de recentrer l’allocation des fonds européens vers certaines priorités qu’elle estime stratégiques - telles la compétitivité, la défense et la lutte contre la migration illégale -, et qu’elle semble travailler à une architecture de Cadre financier pluriannuel (CFP) inédite, structurée autour de plans nationaux, la Reif rappelle l’importance de la mise en place d’un futur budget pluriannuel européen qui garantisse des investissements sociaux ambitieux. Elle considère en effet que le renforcement des politiques sociales est un puissant outil d’accompagnement des transitions verte, numérique et démographique. La Commission a exprimé sa volonté d’un budget plus ciblé, plus simple et plus efficace, autant de préoccupations partagées. La Reif demande à la Commission de prendre en compte, dans l’élaboration de son nouveau CFP, la nécessité de simplifier l’accès aux fonds européens en vue d’augmenter les investissements publics visant à garantir la qualité et l’efficacité de la prestation des services de sécurité sociale, et ainsi l’accès aux droits et à une protection sociale adéquate. Comme le souligne le rapport d’Enrico Letta, ces éléments sont essentiels pour garantir le bon fonctionnement du marché intérieur. En réponse aux diverses consultations publiques lancées par la Commission en vue de l'élaboration du futur CFP 2028-2034, la Reif tient ainsi à souligner trois priorités majeures : L'importance d'une sanctuarisation des investissements sociaux dans l'UE, rappelant le rôle primordial d'amortisseur social qu'ont joué les régimes de sécurité sociale durant la pandémie de Covid-19 et appelant ainsi à des investissements importants en matière d’emploi, d’inclusion sociale, d’accueil du jeune enfant, de soins de santé ou encore de soins de longue durée afin de répondre aux défis posés par les transitions démographique, verte et numérique, notamment dans le cadre du Fonds social européen+ (FSE+). Des besoins de financements opérationnels afin d’assurer le bon fonctionnement du marché unique et ainsi soutenir la mobilité de la main-d’œuvre, priorité de la Reif, impliquant la mise en place de nouveaux outils de coordination et leur numérisation (e.g. document portable A1 (PDA1)) qui nécessitent des investissements particulièrement conséquents. La Reif demande également le soutien de fonds pour améliorer l’accès aux droits des publics éloignés grâce à des mesures de formation et d’accompagnement spécifiques pour ces personnes mais aussi pour l’innovation et l’expérimentation de nouveaux outils d’intelligence artificielle (IA) et la mise en œuvre du règlement sur l'IA. Faciliter l’accès aux fonds européens pour répondre aux besoins des organismes de sécurité sociale, en garantissant l’éligibilité claire et systématique des organismes de sécurité sociale en tant qu’organismes assurant une mission de service public, aux appels à projets qui relèvent de leur champ d’action. La Reif appelle également à lever un certain nombre d’obstacles entravant l’effectivité opérationnelle de ces fonds tels que les faibles possibilités d’avances et les seuils minimaux de montants trop élevés excluant les porteurs de projets à dimension modeste, qui sont pourtant parfois les seuls à pouvoir répondre aux besoins identifiés localement, en particulier en zone rurale....
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Rapport d’activité 2024
30.04.2025

Rapport d’activité 2024

Consulter le rapport d'activité Reif 2024.  Avec les élections européennes et la mise en place d’une nouvelle Commission, 2024 a été une année de renouvellement institutionnel et organisationnel, y compris pour la Reif qui a vu l’installation d’un nouveau Conseil d’administration. Ce contexte a été propice à une réflexion de fond sur ses missions, avec l’adoption d’une feuille de route triennale identifiant comme priorités complémentaires le service aux usagers, l’intelligence artificielle (IA), la lutte contre la fraude transfrontalière et les fonds européens. Un groupe de travail sur la fraude transnationale a aussi été lancé, et le groupe de travail numérique initié l’année dernière a continué d'assurer un décryptage des réglementations européennes entrées en vigueur, telles que le règlement sur l’IA et le portefeuille européen d’identité numérique. Vous trouverez dans le rapport d’activité 2024 d’autres actions clés entreprises cette année par la Reif. Parmi elles, l’adoption de plusieurs positions/contributions, et en particulier celle relative à la mobilité qui, dans le contexte de révision des règlements de coordination, a rappelé l’importance du principe de Lex loci laboris et a insisté sur la nécessité d’actualiser les lignes directrices relatives à la législation applicable ainsi que sur une meilleure articulation avec la directive sur les soins de santé transfrontaliers. En outre, sa mission de diffusion de l’information européenne aux organismes de sécurité sociale a été réaffirmée et, dans ce cadre, une cartographie de 13 outils de financements européens a été mise à disposition des membres. Enfin, la diffusion d’un dossier aux eurodéputés français, présentant ses priorités sociales et sanitaires, ainsi que la rédaction d’une lettre conjointe sur l’Agenda stratégique 2024-2029 de l’UE, appelant au maintien d’ambitions sociales et de santé élevées, figurent également des initiatives marquantes de 2024....
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Simplification ou dérégulation ? Engagée sur la simplification administrative, la Reif insiste sur la nécessité d’une approche proportionnée
16.04.2025

Simplification ou dérégulation ? Engagée sur la simplification administrative, la Reif insiste sur la nécessité d’une approche proportionnée

Simplification ou dérégulation ? Engagée sur la simplification administrative, la Reif insiste sur la nécessité d’une approche proportionnée
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Contribution de la Reif à la Stratégie pour le marché unique 2025
30.01.2025

Contribution de la Reif à la Stratégie pour le marché unique 2025

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) se félicite de l’appel à contributions lancé par la Commission européenne dans le cadre du développement et de l’amélioration de la future Stratégie pour le marché unique 2025. La libre circulation des personnes au sein de l’UE est l’un des éléments clés du marché unique européen. L’utilisation accrue de ce droit à la libre circulation depuis plusieurs années – 1,8 million de travailleurs transfrontaliers, 4,6 millions de détachements et 10 millions de citoyens de l’UE entre 20 et 64 ans vivant dans un autre État membre – est facilitée par la coordination des systèmes de sécurité sociale et divers autres textes permettant à ces citoyens une protection de leurs droits en situation de mobilité. L’appel à contribution de la Commission européenne ne propose pourtant de se concentrer que sur deux des quatre libertés fondamentales encadrant le marché unique – libre circulation des biens et des services – excluant la libre circulation des capitaux et surtout celle des personnes. Pourtant, le rapport 2025 sur le marché unique de la Commission identifie la certification de la couverture de sécurité sociale ainsi que les exigences en matière de déclaration pour le détachement de travailleurs comme faisant partie des cinq principales barrières au marché unique. Le rapport d’Enrico Letta sur le marché unique ne pointe pas autre chose, et rappelle que le développement du marché unique ne peut être couronné de succès que s’il inclut une véritable dimension sociale. Pour ce faire, la Reif enjoint la Commission européenne à prendre intégralement en compte la mobilité des personnes et sa dimension sociale dans sa future stratégie sur le marché unique, notamment à travers : L’adoption d’un accord sur la révision des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale (règlements 883/2004 et 987/2009) ; Une meilleure définition des conditions du régime de détachement des travailleurs ; Une actualisation des lignes directrices spécifiques du régime de la pluriactivité dans le guide pratique de la Commission sur la législation applicable ; Une réévaluation de l’articulation entre les règlements de coordination et la directive sur les soins transfrontaliers ; Une clarification des projets et outils de numérisation de la coordination des systèmes de sécurité sociale ainsi qu’un renforcement de leurs financements ; La mise en place d’une base de données commune et sécurisée contenant les données essentielles des travailleurs et citoyens mobiles ; Le renforcement du rôle de l’Autorité européenne du travail (AET), notamment dans le champ de la sécurité sociale ; Veuillez consulter le fichier ci-joint pour prendre connaissance de l'intégralité de la contribution de la Reif. Lien vers la contribution....
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Contribution de la Reif à la consultation sur l’évaluation intermédiaire du programme pour une Europe numérique
17.09.2024

Contribution de la Reif à la consultation sur l’évaluation intermédiaire du programme pour une Europe numérique

La Représentation européenne des institutions de sécurité sociale françaises tient à souligner l’importance des fonds du programme pour une Europe numérique et la pertinence de ses objectifs afin de soutenir la transformation numérique de la sécurité sociale, qui implique la mise en œuvre d’un grand nombre de législations et projets européens adoptés ces dernières années. À cet égard, le dernier rapport sur l’état d’avancement de la décennie numérique, publié au mois de juillet, alerte sur le fait que l'objectif consistant à rendre numériques 100 % des services publics d'ici 2030 serait difficile à atteindre en l’état actuel des choses. Les investissements seraient par ailleurs toujours insuffisants, en particulier dans le domaine des compétences numériques, de la connectivité ou encore de l’intelligence artificielle. Comme mentionné à plusieurs reprises dans les positions de la Reif, la numérisation dans le domaine de la sécurité sociale doit clairement répondre aux besoins des citoyens conformément aux principes du Socle européen des droits sociaux, en particulier le chapitre III sur l’accès à la protection sociale, mais aussi des entreprises et organismes en simplifiant les démarches et en permettant de réduire les risques d’erreur et de fraude. Afin d’accompagner les organismes de sécurité sociale dans leur transformation numérique, la Reif considère que le programme pour une Europe numérique devrait en particulier viser à : Assurer la mise en œuvre effective des initiatives existantes de l’UE en matière de politique numérique et d’intelligence artificielle ; Poursuivre le soutien aux projets pilotes de numérisation dans le domaine de la coordination de la sécurité sociale ; Remédier au sérieux manque de compétences numériques des citoyens et des agents des organismes de sécurité sociale. La Reif demande par ailleurs à la Commission de prendre en compte la nécessité de simplifier l’accès aux fonds européens qui s’avère en pratique complexe pour les organismes de sécurité sociale. Lien vers la consultation : https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/13880-Programme-pour-une-Europe-numerique-evaluation-intermediaire/F3495753_fr...
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Common position – Citizens’ mobility : what is at stake for French social security ?
28.06.2024

Common position – Citizens’ mobility : what is at stake for French social security ?

During the European Commission’s 2019-2024 mandate, no agreement was reached on revision of the regulations governing coordination of social security systems (Regulations 883/2004 and 987/2009). REIF and its members deplore this delay, given the urgent need to update the mobility rules in Europe. We call for this issue to be put back on the agenda as a top priority for the new European Commission, on the basis of the provisional agreement reached in 2021 under the Slovenian Presidency and the recent substantial progress made by the Swedish and Spanish Presidencies in 2023. Tools developed in the meantime by the Commission, the Member States and the social security bodies, to promote mobility of European workers and citizens, also now require certain adjustments, so that they properly reflect new trends in mobility. This is particularly true of the role of the European Labour Authority, which must be better defined, and of the tools for the digitalisation of social security, to simplify procedures and cooperation between institutions. Here are the main requests of the French social security institutions for the 2024-2029 mandate for Citiznes' mobility : REQUEST No. 1: Maintain the revision of the coordination regulations as a priority for 2024-2029, including the 6 chapters; this is the only approach likely to enable rapid agreement between the Council and European Parliament, on the basis of the recent progress made under the Swedish and Spanish Presidencies, i.e.: Revision of the unemployment chapter, with a shift to the core principle of Lex loci laboris,e. unemployment benefits for cross-border workers should be paid by the State of employment, since the current rules result in a disproportionate burden on the countries of residence of these workers. A system of prior notification of posting to mitigate the risks of fraud and error. The agricultural and construction sectors should remain outside the exemptions to this obligation for prior notification, given the specific potential for fraud in these sectors. REQUEST No. 2: Update rapidly the guidelines specific to the regime for multi-state workers in the Commission’s practical guide on the applicable legislation, to provide clearer guidance on this highly attractive regime; reevaluate the interplay between the coordination regulations and the directive on cross-border healthcare and create a European website showing the country-lists of healthcare services covered by the directive or the regulation. REQUEST No. 3: Strengthen the role of the European Labour Authority in the area of social security, clarifying its tasks and fields of activity and developing its coordination role between Member States on issues of fraud and fake cross-border workers; improve dialogue and dispute resolution procedures, as well as identification of the digital tool needs of Member States. REQUEST No. 4: Set clear objectives for the digitalisation of social security, ensuring full and complete functioning of the EESSI system in all the Member States, and clarifying the impact of the many digital social security initiatives intended to simplify procedures; set up a shared, secure database containing the essential data on mobile workers and citizens in order to facilitate access to health, identification and protection of mobile workers and to better combat fraud. REQUEST No. 5: Adopt a pragmatic and global approach to mobility in Europe based on existing tools to find specific and operational solutions to the new, problematic forms of mobility: family structures, atypical workers, the self-employed, persons with disabilities and future enlargements....
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Position commune – Mobilité des citoyens : quels enjeux pour la sécurité sociale ?
28.06.2024

Position commune – Mobilité des citoyens : quels enjeux pour la sécurité sociale ?

Alors qu’un accord sur la révision des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale (règlements 883/2004 et 987/2009) n’a de nouveau pas pu être trouvé lors de la mandature 2019-2024, la Reif et ses membres déplorent le retard pris au regard de l’urgente nécessité de mise à jour des règles de mobilité en Europe et appellent à ce que ce dossier soit remis en haut des priorités de la prochaine Commission européenne sur les bases de l’accord provisoire slovène de 2021 et des dernières avancées substantielles des présidences suédoise et espagnole en 2023. Des outils développés entre temps par la Commission, les États membres et les organismes de sécurité sociale pour favoriser la mobilité des travailleurs et citoyens européens doivent eux aussi faire l’objet de quelques ajustements pour bien embrasser les nouvelles réalités de la mobilité, notamment le rôle de l’Autorité européenne du travail qui doit être mieux défini et les outils de numérisation de la sécurité sociale pour simplifier les procédures et la coopération entre institutions. Voici les principales demandes des institutions françaises de sécurité sociale pour la mandature 2024-2029 en matière de mobilité : DEMANDE N°1 : Maintenir la révision des règlements de coordination dans les priorités 2024-2029, incluant les 6 chapitres, seule approche à même de dégager un compromis rapide entre le Conseil et le Parlement européen sur la base des dernières avancées sous présidences suédoise et espagnole, à savoir : La révision du chapitre chômage afin d’opérer un basculement vers le principe central du Lex loci laboris, soit le paiement des prestations de chômage des travailleurs frontaliers par l’État d’emploi, les règles actuelles faisant peser des charges disproportionnées sur le pays de résidence de ces travailleurs ; La mise en place d’une notification préalable au détachement afin d’atténuer les risques de fraude et d’erreur et le maintien des secteurs agricoles et de la construction en dehors des exemptions prévues à cette notification préalable au regard des potentiels fraudogènes spécifiques à ces secteurs ; DEMANDE N°2 : Actualiser rapidement les lignes directrices spécifiques au régime de la pluriactivité dans le guide pratique de la Commission sur la législation applicable afin de mieux encadrer ce régime très attractif ; réévaluer l’articulation entre les règlements de coordination et la directive sur les soins transfrontaliers et la création d’un site européen agrégeant les listes par pays des soins pris en charge par la directive ou le règlement. DEMANDE N°3 : Renforcer le rôle de l’Autorité européenne du travail dans le champ de la sécurité sociale par une clarification de ses missions et champs d’activité et développer son rôle de coordination entre États membres sur les questions de fraude et d’indus transfrontaliers ; améliorer les procédures de dialogue et conciliation ainsi que la collecte des besoins des États en matière d’outils numériques. DEMANDE N°4 : Déterminer des objectifs clairs à la numérisation de la sécurité sociale, en assurant le fonctionnement plein et entier dans tous les pays du système EESSI, et la clarification de l’impact des multiples initiatives numériques sur la sécurité sociale qui doivent avoir pour objectif la simplification des procédures ; la mise en place d’une base de données commune et sécurisée contenant les données essentielles des travailleurs et citoyens mobiles afin de faciliter l’accès à la santé, l’identification et protection des travailleurs mobiles et la lutte contre la fraude. DEMANDE N°5 : Adopter une approche pragmatique et globale de la mobilité en Europe en se basant sur les outils existant pour trouver des solutions concrètes et opérationnelles aux nouvelles formes problématiques de mobilité : formes familiales, travailleurs atypiques, travailleurs non-salariés, personnes en situation de handicap ; anticiper l’impact des futurs élargissements sur la mobilité....
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Rapport d’activité 2023
09.04.2024

Rapport d’activité 2023

Consulter notre rapport d'activité 2023   La Reif a le plaisir de vous présenter, à travers son rapport d’activité, quelques-unes des actions-clés qu’elle a mises en œuvre en 2023. Premier temps fort de l’année écoulée : la conférence organisée à Bruxelles, le 29 novembre, sur la thématique La sécurité sociale face aux nouveaux risques : anticiper, protéger, s’adapter. Elle fut l’occasion de discuter avec des décideurs et homologues européens des défis qui nous sont posés par les transitions démographique, écologique et numérique, de mettre en valeur les actions de nos membres afin de continuer à offrir une protection adéquate aux citoyens et de débattre sur rôle que l’Union européenne peut – et doit - jouer. D’autres échanges privilégiés ont eu lieu en 2023, notamment lors de rencontres avec les équipes de nos membres CCMSA, EN3S et Urssaf. Nos prises de position sur la numérisation de la sécurité sociale, sur le cadre pharmaceutique ou encore sur l’Autorité européenne du travail sont un aperçu des multiples sujets que la Reif couvre au quotidien pour le compte de ses membres. C’est d’ailleurs pour mieux prendre en compte la numérisation qu’elle a mis en place l’année dernière un groupe de travail sur la question. Enfin, nous présentons dans ce rapport une nouvelle activité prise en charge par la Reif : l’accompagnement des organismes membres dans l’accès à des financements européens....
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Activity report 2023
09.04.2024

Activity report 2023

Open our 2023 activity report   REIF is pleased to share with you its Activity report, highlighting some of its key actions in 2023. Last year’s first highpoint was our November 29 conference on Social security vs. new risks : anticipating, protecting, adapting. It was a unique opportunity to consult with European decision-makers and counterparts about challenges posed by the demographic, green and digital transitions, to showcase actions taken by our members to maintain an adequate social protection level for citizens and to exchange on the role which the European Union could – and should – be playing on this matter. Further valuable exchanges took place in 2023, for instance in meeting with the teams of our members CCMSA, EN3S and Urssaf. The report also gives you a snapshot of the vast variety of issues covered by REIF on behalf of its members with its positions on digitalization of social security, the pharmaceutical package, and the European labour authority. In fact, the will to better cover the first of these issues has been the driver for setting up a dedicated working group.  Finally, we also report on a new activity performed by REIF in presenting the support offered to our members for accessing European funds....
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Communiqué de presse – nouveau Conseil d’administration Reif
25.03.2024

Communiqué de presse – nouveau Conseil d’administration Reif

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) a renouvelé le vendredi 22 mars 2024 son Conseil d’administration et porté à sa présidence Eric Blachon, président du Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Il sera accompagné dans la réalisation de ses missions par les vice-présidents Isabelle Sancerni (Cnaf, présidente sortante), à qui Eric Blachon a adressé ses remerciements pour avoir contribué à renforcer la position de la Reif dans la sphère européenne, Marc Poisson (Urssaf Caisse Nationale) et Pascal Cormery (CCMSA) et le trésorier Fabrice Gombert (Cnam). Olivier Corbobesse (Directeur des relations européennes internationales et de la coopération de la Cnaf) a été reconduit au poste de secrétaire de la Reif. Vous pouvez télécharger le communiqué de presse complet ci-dessous....
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Communiqué de presse – Pour une meilleure prise en compte des investissements sociaux
13.03.2024

Communiqué de presse – Pour une meilleure prise en compte des investissements sociaux

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) se félicite de l’organisation, par la présidence belge, d’un ‘Conseil jumbo’ hier, réunissant ministres de l'emploi et des affaires sociales et ministres de l’économie et des finances, une nouvelle étape vers une meilleure prise en compte des réformes et des investissements sociaux dans la gouvernance économique de l’UE. La pandémie de Covid-19 a permis de mettre en évidence le rôle indispensable d’amortisseur social des régimes de sécurité sociale avec, par exemple, la mise en place de dispositifs tels que le chômage partiel. Par ailleurs, la réponse aux défis posés par les transitions démographique, verte et numérique ne peut s’envisager sans des investissements importants en matière d’éducation, d’emploi, d’inclusion sociale, de soins de santé ou encore de soins de longue durée. « Avec la mise en place des nouvelles exigences budgétaires, il est primordial que l’Union européenne considère désormais pleinement la protection sociale comme un investissement et non comme une simple dépense pour que soit assurée la mise en œuvre effective du Socle européen des droits sociaux et de son plan d’action » souligne Isabelle Sancerni, présidente de la Reif. Cela devrait se traduire par un meilleur suivi de ces investissements via le tableau de bord social du Socle européen des droits sociaux ainsi que par l’amélioration des indicateurs sociaux du Semestre européen, notamment en ce qui concerne les méthodes d’évaluation, la pertinence des indicateurs utilisés ainsi que la disponibilité des données. La Reif considère qu’il est essentiel de poursuivre cette réflexion en s’appuyant sur les parties prenantes. À cette fin, elle demande instamment, avec 19 organisations partenaires, l’intégration des dimensions sociales et sanitaires dans l’Agenda stratégique 2024-2029 de l’UE (lien). La déclaration interinstitutionnelle de La Hulpe, prévue en avril, doit également s’inscrire dans la continuité de cette démarche et promouvoir une approche d’investissement social dans l’optique de laisser aux mains de la prochaine Commission un agenda social ambitieux. Télécharger le communiqué de presse....
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Contribution de la Reif à la consultation sur le mandat de l’AET
03.01.2024

Contribution de la Reif à la consultation sur le mandat de l’AET

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) salue l'organisation dune consultation par la Commission européenne sur le mandat et l'évaluation des performances de l'Autorité européenne du travail. Au moment de faire son évaluation, la Reif et ses membres tiennent à rappeler l'importance du contexte (Covid-19, guerre en Ukraine) dans lequel a été mise en place l'Autorité et sa courte existence (moins de 4 ans). En juillet 2018, la Reif avait déjà pris part à la consultation ouverte concernant le projet de Règlement établissant une Autorité européenne du Travail, notant comme particulièrement bienvenue l'ambition affichée par la Commission de mettre sur pied une structure à vocation permanente sous la forme dune agence exécutive de l'UE et opérationnelle dès 2019. La dimension "sécurité sociale" doit être réaffirmée et clairement articulée avec la dimension travail. Elle doit se traduire plus régulièrement par des actions concrètes relayées par les officiers de liaison nationaux avec le concours des opérateurs nationaux du contrôle. Depuis l'adoption du Règlement et malgré la signature d'un accord de coopération entre la commission administrative et l'autorité, force est de constater l'existence d'un manque de clarté sur les domaines de compétence de l'Autorité. Cette clarification des missions et du champs d'activité de l'AET est donc une nécessité pour permettre à l'ensemble des acteurs impliqués dans les activités de l'AET, dont les institutions de sécurité sociale, de s'impliquer davantage dans ses travaux et de mieux saisir les opportunités qui leur sont offertes. Plusieurs autres missions confiées à l'AET doivent être étendues ou améliorées. Parmi les messages clés de la position Reif, on note : la reconnaissance du rôle et des missions de l'AET, notamment concernant la coordination de la sécurité sociale entre les États membres ; la clarification des missions des officiers de liaison nationaux ; un meilleur soutient et une meilleure coordination dans le domaine de la lutte contre la fraude transfrontalière ; le renforcement de la mission de mise en place de programmes de formations sectoriels ainsi que des supports de formation à travers la mise en place et le financement de formations communes d'agents et fonctionnaires des organismes nationaux sur des domaines de compétences de l'AET ; Cnam et Cnaf ont bénéficié de l'appui logistique et technique de l'AET dans le cadre d'un échange de personnels, programme particulièrement utile qui doit être poursuivi et renforcé, notamment en lien avec des projets financés par le TSI ; enfin la réalisation d'analyses, d'évaluation des risques et d'études liées à la mobilité transfrontalière est crucial et doit être renforcée ; La Reif tient enfin à rappeler l'importance que l'Autorité européenne du travail prenne pleinement sa place dans l'écosystème social européen et étende le champ des coopérations possibles entre autorités administratives de sécurité sociale dans l'UE, activités dans lesquelles ses membres sont désireux de s'engager pleinement. L'AET est un organe clé pour la Reif et ses membres pour permettre une meilleure coopération et pour développer de meilleures pratiques dans la sphère européenne de sécurité sociale et de droit du travail. L'équipe de la Reif est à la disposition de la Commission européenne pour de plus amples informations. Pour plus détails sur la position complète de la Reif, voir la pièce-jointe....
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Position Reif sur la numérisation de la coordination de la sécurité sociale
16.10.2023

Position Reif sur la numérisation de la coordination de la sécurité sociale

Télécharger la position Reif. Download the Reif Position. Ces dernières années, les initiatives de l’UE en matière de politique numérique ainsi que les différents projets visant spécifiquement la numérisation dans le domaine de la sécurité sociale se sont rapidement multipliés et ont engendré de nouvelles opportunités et nouveaux défis pour les institutions de sécurité sociale. La Communication de la Commission européenne publiée le 6 septembre 2023 portant sur la numérisation de la coordination de la sécurité sociale a permis de répondre à certaines demandes de clarification exprimées par les États membres de l’UE ainsi que par les institutions de sécurité sociale. En réponse à la Communication, la position de la Reif met en évidence les défis et les contraintes que rencontrent les institutions françaises de sécurité sociale dans la mise en œuvre de ces initiatives. En tant que responsables de leur mise en œuvre opérationnelle et technique, les institutions de sécurité sociale sont détentrices d’une expertise de première main. À ce titre, il est essentiel qu’elles soient associées à tous les stades de l’élaboration des politiques et projets de numérisation, de la conception à la mise en œuvre. Parmi les messages clés de la position Reif : La transformation numérique ne doit pas être une fin en soi mais constituer un moyen de répondre aux besoins des entreprises et des citoyens dans le respect de leurs droits fondamentaux. L’accélération de la transformation numérique doit permettre de renforcer l’accès aux droits, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, conformément aux principes et droits du Socle européen des droits sociaux. Il est nécessaire que les analyses d’impact des futurs initiatives numériques européennes prennent systématiquement en compte les effets sur les activités des organismes de sécurité sociale, notamment pour l’élaboration de son étude sur les développements à long terme de la numérisation de la coordination de la sécurité sociale prévue pour 2024. La mise en œuvre des initiatives numériques européennes implique en effet d’importants coûts humains, financiers et techniques alors que les délais sont souvent restreints et que les législations sont nombreuses à devoir être mises en œuvre en parallèle. Le système EESSI est et doit rester le socle de l’architecture numérique de la coordination de la sécurité sociale et à ce titre, sa bonne application est un préalable obligatoire pour le développement d’autres outils numériques au service de la coordination des systèmes de sécurité sociale. La Commission doit s'assurer que la mise en œuvre du Règlement 2018/1724 établissant le portail numérique unique est pleinement effective avant d’envisager la numérisation de nouvelles procédures. Une coopération étroite entre les institutions de sécurité sociale et l’Autorité européenne du travail pourrait permettre d’améliorer efficacement la mobilité des travailleurs européens, en détectant plus facilement les difficultés de mise en œuvre et les besoins ainsi que les solutions techniques pertinentes....
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Rapport d’activité 2022
30.06.2023

Rapport d’activité 2022

"L'année 2022 a une fois de plus été riche en défis européens pour les organismes de sécurité sociale. Le retour à la normale qui aurait été permis par la fin de la crise sanitaire n’a pas eu lieu. Les citoyens et les régimes de protection sociale ont continué de subir les effets sociaux et sanitaires de la pandémie, même une fois la Covid devenue « sous contrôle ». Las, ils ont été mis davantage sous pression par les conséquences de la guerre en Ukraine :  accueil des déplacés, renchérissement du prix de l’énergie, inflation", selon sa Présidente Isabelle Sancerni, Présidente de la représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale. Pour l'année 2022, l’Union n’a pas pu présenter l’ensemble de propositions inscrites à son programme de travail 2022. La Reif attendait notamment la révision du cadre pharmaceutique général, crucial pour l’accès aux médicaments et la soutenabilité des systèmes de sécurité sociale, de nouveau repoussée. Le groupe de haut niveau sur l’avenir de la protection sociale et de l’État providence en Europe a lui aussi décalé la publication de son rapport. Malgré ces crise, l'année 2022 fut celle de nombreux changements pour la Reif : affiliation de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et de l’Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unédic), emménagement dans de nouveaux locaux, au cœur du quartier européen, renouvellement de l'équipe et donc départ d'Arnaud Emeriau et Audrey Tourniaire. La Reif a entre-autre mené ces actions clés durant cette année 2022 : L'Organisation de la conférence Reif « Accompagner les générations : un enjeu pour la sécurité sociale en France et en Europe » le 25 mars 2022; La défense de la spécificité des organismes de sécurité sociale dans la discussion de la directive sur le devoir de vigilance à travers sa position ; La participation à la consultation sur la Stratégie européenne sur l’accueil et les soins ; La réponse à la consultation sur les évaluations des effets distributifs des politiques nationales ; La poursuite des réunions du Spog, groupe informel de chargés d'affaires sociales européennes ; Le lancement des travaux sur une Europe interopérable ; La participation de la Reif aux travaux Esip sur la révision du cadre pharmaceutique de l’UE aux consultations sur le cadre pharmaceutique de l’UE ; La participation de la Reif au séminaire Europe de la CCMSA ; Pour lire le rapport d'activité 2022 de la Reif en entier, télécharger le PDF....
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Communiqué de presse – La soutenabilité de nos systèmes protecteurs doit être une priorité européenne
09.02.2023

Communiqué de presse – La soutenabilité de nos systèmes protecteurs doit être une priorité européenne

La représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) accueille avec intérêt le rapport présenté le 7 février par le Groupe de haut niveau sur l’avenir de la protection sociale et de l’État providence autour de quatre tendances structurantes : vieillissement de la population, mutations du marché du travail, numérisation, changement climatique. S’il s’agit de questions dont les organismes français de sécurité sociale se sont emparés depuis longtemps, le rapport offre l’occasion de placer ces réflexions dans une perspective européenne, niveau d’analyse approprié pour ces thématiques affectant l’ensemble des organismes et des citoyens en Europe. Pour la Reif, les régimes de sécurité sociale ont fait la preuve de leur efficacité durant la crise pandémique et la soutenabilité de ce système protecteur doit faire l’objet d’une priorité européenne. La Reif, qui a contribué à nourrir les réflexions du groupe de haut niveau, notamment avec ses partenaires européens réunis au sein d’Esip, se saisira des recommandations du rapport à la suite du travail qu’elle avait entrepris sur la mise en œuvre du Socle européen des droits sociaux. Elle mettra également en valeur les angles morts du document, et notamment les thématiques de santé et de mobilité qui ne sont pas prises en compte à hauteur de leur importance tant dans les activités des caisses de sécurité sociale que dans la vie quotidienne des citoyens. Il est désormais essentiel que les institutions européennes offrent un suivi sérieux à ces recommandations en les évaluant et, le cas échéant, en soutenant les organismes de sécurité sociale dans leur mise en œuvre. « La Reif entend jouer pleinement son rôle dans ce processus en contribuant à valoriser les bonnes pratiques françaises et en nourrissant le débat européen » annonce la déléguée permanente Anne-Claire Le Bodic. La Reif prévoit notamment un événement public visant à discuter du suivi des recommandations et de leur mise en œuvre effective. Télécharger le communiqué de presse....
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Position de la Reif sur la proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité
31.08.2022

Position de la Reif sur la proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité

La Reif a publié, le 31 août 2022, sa position sur la proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité. Elle y demande instamment le retrait de l’article 3 (b) iv) de la proposition qui inclut les retraites de sécurité sociale dans le champ d'application de la directive en les définissant comme des entreprises. Pour la Reif, les institutions de sécurité sociale ne sont aucunement assimilables à des entreprises, comme le rappelle constamment la jurisprudence européenne. En outre, la proposition porte atteinte à la compétence des États membres d'organiser leur sécurité sociale. Téléchargez la position de la Reif....
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La Caisse nationale de solidarité  pour l’autonomie devient le onzième membre de la REIF
18.05.2022

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie devient le onzième membre de la REIF

Le conseil d’administration de la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (REIF) a approuvé à l’unanimité, le 13 mai 2022, l’affiliation de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (Cnsa). Isabelle Sancerni, présidente de la REIF, se réjouit d’accueillir la Cnsa : « Mise en œuvre du Socle européen des droits sociaux, Livre vert sur le vieillissement ou encore Stratégie européenne relative aux droits de personnes handicapées… les questions d’autonomie sont au cœur de nombreuses initiatives européennes récentes. L’adhésion de la Cnsa vient renforcer notre expertise alors que la Commission s’apprête à publier sa stratégie sur les soins. Elle permettra de mieux faire valoir les bonnes pratiques et attentes françaises en la matière ». Virginie Magnant, directrice de la CNSA indique être « honorée de rejoindre la REIF qui défend les valeurs et les intérêts de la sécurité sociale française, une famille à laquelle la Cnsa contribue désormais, auprès des instances européennes. Nous comptons apporter au réseau toute l’expertise de la branche autonomie dans un contexte européen de transition démographique et de société de la longévité ». Cinquième branche de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2021, la Cnsa soutient l’autonomie des personnes âgées et personnes handicapées en contribuant au financement des aides individuelles versées aux personnes, ainsi qu’au financement des établissements et des services qui les accompagnent, en veillant à l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire national. À ce titre, elle pilote le réseau des acteurs locaux de l’autonomie (maisons départementales des personnes handicapées, conseils départementaux et agences régionales de santé) et leur propose un appui technique. Elle participe à l’information des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs proches aidants grâce aux sites www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et www.monparcourshandicap.gouv.fr. Elle contribue à la recherche, à l’innovation dans le champ du soutien à l’autonomie, et à la réflexion sur les politiques de l’autonomie. Après celle de l’Unédic début 2022, l’affiliation de la Cnsa porte à 11 le nombre des membres de la REIF. Regroupant désormais l’ensemble des branches du régime général, des régimes professionnels ainsi que des structures spécialisées, la REIF porte plus que jamais la voix et les spécificités de la sécurité sociale française auprès des institutions européennes. Téléchargez le communiqué de presse.  ...
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Contribution REIF – Evaluations ex ante des effets distributifs des politiques publiques
03.05.2022

Contribution REIF – Evaluations ex ante des effets distributifs des politiques publiques

La Représentation européenne des institutions de sécurité sociale françaises (REIF) et ses membres accueillent très favorablement la proposition de la Commission d’adopter une communication visant à encourager les États membres à réaliser des évaluations ex ante de leurs politiques publiques afin de rendre compte de leurs impacts sur les ménages en termes de redistribution des richesses et donc de contribution à la réduction des inégalités sociales. En outre, la définition de lignes directrices pour la tenue de ces évaluations permettrait d’assurer la qualité et la comparabilité des résultats obtenus facilitant ainsi leur partage et leur utilisation par des organismes homologues au sein de l’UE notamment dans une approche comparative des politiques publiques et de leurs impacts au plan national. Elles pourraient aussi fournir un appui méthodologique à l’exercice d’évaluations plus ardues dont les objets sociaux et leurs impacts sont particulièrement complexes à appréhender : il est plus simple par exemple de mesurer l’impact de la revalorisation d’une prestation sur la pauvreté monétaire que celle d’une réforme de la formation de personnel de la sphère sociale. En France, les caisses de sécurité sociale ont elles-mêmes développé et gèrent (le cas échéant en partenariat) plusieurs modèles de micro-simulation qui permettent de mener des évaluations ex ante qui accordent une attention particulière aux questions d’hétérogénéité individuelle et/ou sectorielle (modèle Ambre de la branche recouvrement) : le modèle dynamique PRISME appliqué par les systèmes de retraite (CNAV) permet d’évaluer l’impact des mécanismes de solidarité sur les revenus des retraites et d’anticiper d’éventuelles réformes de ces mécanismes sur le niveau de retraite ou le modèle Ines de la CNAF (co-géré avec l’Insee et la DREES) permet de mesurer pour chaque ménage d’un échantillon donné les conséquences d’une réforme sur ses prélèvements, ses prestations et son niveau de vie. Par cette contribution, les membres de la REIF souhaitent mettre à disposition leur expérience en la matière mais aussi avancer certaines considérations essentielles que la Commission devrait intégrer dans sa communication : - Le respect par les évaluateurs et les commanditaires d’une stricte déontologie afin de garantir l’intégrité des diagnostics formulés. Cela passe par des garanties quant à l’indépendance de l’instance d’évaluation vis-à-vis de son commanditaire ainsi que de tout autre opérateur (acteurs économiques et sociaux) qui peut être concerné par les conclusions de l’évaluation, la définition d’un mandat clair associé à des moyens suffisants et pérennes pour mener à bien l’évaluation, un accès à l’ensemble des données pertinentes nécessaires ainsi que la mise en place d’outils de contre-expertise. Le respect du pluralisme via des expertises plurielles et complémentaires est également gage de neutralité et de crédibilité. En outre, la comparaison des résultats de l’évaluation ex ante à celle de la (ou des) évaluations ex post permettrait de mesurer la « qualité » de la première. - Les questions de l’accès aux données et de leur qualité sont majeures. L’accès aux données recouvrent certes l’Open data mais aussi et surtout, s’agissant des évaluations ex ante des impacts des réformes sur les ménages, le développement de l’accès aux données personnelles, dans un cadre sécurisé protecteur. Dans ce cadre protecteur des données sensibles, l’ouverture des codes sources des modèles de simulation serait gage de transparence en favorisant la crédibilité des résultats obtenus par la simulation. - Pour garantir la transparence, d’autres outils sont à mentionner : la mise en place de conseils scientifiques ou de comités d’évaluation mais surtout la publication des évaluations ou des travaux sur la reproductibilité des résultats et la diffusion de leurs résultats, accompagnée des mentions utiles sur la méthodologie utilisée et la portée des résultats (hypothèses sur lesquelles elle repose et ses limites). - Enfin, la Commission devrait permettre l’échange des bonnes pratiques méthodologiques sur les évaluations des politiques publiques mais aussi favoriser, a posteriori, la publication des résultats des évaluations. - En outre, la programmation de fonds européens pour l’exercice d’évaluations qui auraient un intérêt paneuropéen pourrait constituer une source de financement complémentaire importante pour des organismes évaluateurs qui doivent financer eux-mêmes leurs travaux. Contact : audrey.tourniaire@reif-eu.org Téléchargez la réponse REIF à l'appel à la contribution de la Commission.       l’institut national de statistique le service statistique du ministère des affaires sociales...
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Contribution REIF – Stratégie européenne sur l’accueil et les soins
30.03.2022

Contribution REIF – Stratégie européenne sur l’accueil et les soins

Comme annoncé dans son programme de travail 2022 et en application du plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, la Commission présentera au troisième trimestre 2022 un train de mesures en faveur d’une approche stratégique et globale des soins et de l’accueil qui comprendra une communication sur une stratégie européenne en matière d’accueil et de soins, accompagnée d’une proposition de recommandation du Conseil sur les soins de longue durée et d’une proposition de recommandation du Conseil sur la révision des objectifs de Barcelone en matière d’éducation et d’accueil de la petite enfance. En amont, la Commission a appelé les parties prenantes à partager leur expertise, opportunité saisie par la REIF dont les membres, les caisses de sécurité sociales françaises, sont des acteurs clef de la mise en œuvre des politiques sociales. Dans son avis, elle recommande la fixation d’objectifs ambitieux sur l’accueil du jeune enfant, une définition claire des soins de longue durée et des indicateurs précis permettant une réelle analyse des situations dans les Etats membres et un suivi effectif de la mise en œuvre des recommandations qui seront formulées. En outre, la Commission devra faire en sorte de mettre à disposition les fonds européens nécessaires pour soutenir les porteurs de projets – les organismes de sécurité sociale inclus – dans le développement de solutions innovantes pour garantir l’accès effectif dans les territoires à des services d’accueil et de soins.  Téléchargez l'avis de la REIF.  ...
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Rapport d’activités 2019-2020
24.05.2021

Rapport d’activités 2019-2020

"La REIF  demeure  un  acteur  incontournable  et  essentiel  à  Bruxelles  pour  la  promotion  et  la  défense  des  valeurs  et  des  principes  du  système français de protection sociale", selon sa Présidente Isabelle Sancerni. Ce fut sans doute particulièrement le cas en 2019 et 2020. Qu'il s'agisse du champ social, avec la publication d'un mémorandum et d'un guide juridique de la mobilité des travailleurs dans l'UE ou encore la participation à un événement, au Parlement européen, sur des systèmes de protection sociale assurant l'égalité des sexes, ou du domaine de la santé, avec des travaux sur la Stratégie pharmaceutique ou les pénuries de médicaments, la REIF a pleinement assuré sa mission de représentation des valeurs et des intérêts de la Sécurité sociale française à Bruxelles. La protection sociale prouvant plus que jamais son importance en réponse à la crise Covid, elle fait actuellement l'objet de nombreuses initiatives européennes (Socle européen des droits sociaux, Stratégie pharmaceutique, Union européen de la santé, Europe numérique...). Grace à ses activités 2019-2020, la REIF a posé les jalons de sa participation pleine et entière sur l'ensemble de ces dossiers. Lire le rapport d'activités ou le télécharger....
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Contribution REIF – futur livre vert sur le vieillissement.
15.12.2020

Contribution REIF – futur livre vert sur le vieillissement.

En réponse à la consultation publique lancée par la Commission sur sa feuille de route sur un Livre vert sur le vieillissement, la REIF a publié une première analyse des enjeux qui devront être abordés dans ce futur document que la Commission entend publié en 2021 sur la problématique du vieillissement. La REIF met notamment en avant la nécessité de valoriser les bonnes pratiques des organismes de sécurité sociale français en matière de prévention en santé et sécurité au travail et d'action sociale mais aussi que l'UE apporte son soutien financier et logistique au développement de telles mesures. L'UE a également un rôle à jouer pour appréhender les enjeux liés au vieillissement. A cet égard, elle pourrait contribuer à des définitions communes sur d'importants concepts comme celui d'"autonomie" ou "pénibilité du travail" mais aussi en promouvant sur l'ensemble du territoire européen des approches holistiques des politiques sociales (par exemple, les politiques familiales et de conciliation vie privée-vie professionnelle ont aussi des effets positifs sur les politiques portant sur le vieillissement) et de complémentarité entre numérique et physique dans tout service destiné à la personne afin d’assurer le bien-vieillir et de garantir l’égalité d’accès aux services publics, avec une vigilance particulière pour les zones rurales. Pour consulter la contribution complète et le détails de nos propositions, télécharger la position REIF....
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Contribution de la REIF à la feuille de route du Livre vert sur le vieillissement.
15.12.2020

Contribution de la REIF à la feuille de route du Livre vert sur le vieillissement.

Le 13 décembre 2020, la REIF et ses membres, les organismes français de sécurité sociale, ont participé à la consultation publique de la Commission européenne sur la feuille de route du Livre vert sur le vieillissement. La REIF rappelle l’importance des missions extra-légales des organismes de sécurité sociale, en complément de la protection sociale de base, qui permettent de fournir une offre de services, tels que la prévention en santé, l’amélioration de l’accès aux soins des personnes âgées peu mobiles, le maintien à domicile des personnes âgées, la prévention de la perte d’autonomie ou encore l’accompagnement au vieillissement en bonne santé. Elle souligne également l’importance de développer un volet spécifique pour les personnes en perte d’autonomie et/ou en situation de dépendance ou encore de systématiser l’accès aux fonds européens aux organismes nationaux et locaux de la Sécurité sociale ayant développé des initiatives d’action sociale et sanitaire pour le bien-vieillir. Une seconde consultation publique sur le Livre vert devrait être ouverte au premier trimestre 2021. Pour plus d’informations, voir :http://www.reif-org.eu/wp-content/uploads/2020/12/Contribution-REIF-feuille-de-route-Livre-vert-vieillissement.pdf...
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Contribution REIF au Plan d’action de la Commission sur le socle européen des droits sociaux.
30.11.2020

Contribution REIF au Plan d’action de la Commission sur le socle européen des droits sociaux.

Mobilisés sur le Socle européen des droits sociaux dès la première consultation publique de 2017, la Représentation des institutions françaises de sécurité sociale auprès de l’UE (REIF) et ses membres, les caisses nationales et centrales en charge de la sécurité sociale française pour le régime général et le régime agricole, sont particulièrement impliqués dans la mise en œuvre des principes sociaux, en tant qu’organismes du régime légal et obligatoire de sécurité sociale mais aussi au titre de leurs missions d’acteurs sociaux développant des mesures d’action sociale extra-légales. Cette contribution à la consultation publique sur le Plan d’action de la Commission comprend une série de remarques et recommandations générales sur le cadre actuel du Socle et un premier bilan, notamment quant aux actions de l’UE destinées à soutenir les Etats membres dans leurs politiques sociales via une utilisation efficace des outils disponibles (fonds européens, MOC Sociale, développement et rationnalisation des indicateurs disponibles dans le Tableau de bord social et suivi via le Semestre européen). Elle détaille ensuite comment avancer dans la concrétisation des principes du Socle et sur quels éléments la REIF peut apporter l’expertise de ses membres. Cette analyse porte essentiellement sur le Chapitre III – Protection et inclusion sociales et des principes sur l’égalité des genres, la conciliation vie privée et vie professionnelle et la santé et sécurité au travail. Enfin, le document met en avant des thématiques qui ne semblent encore pas ou peu intégrées dans l’acquis que constitue le Socle et propose de possibles initiatives pour approfondir ces sujets. Les thèmes concernent la mobilité et les migrations, l’autonomie et le numérique. Consulter la contribution REIF au Plan d’action SEDS. Read the REIF contribution to the EPSR...
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Contribution REIF – projet de garantie européenne pour l’enfance.
12.10.2020

Contribution REIF – projet de garantie européenne pour l’enfance.

En réponse à la consultation publique lancée par la Commission sur sa feuille de route pour une Recommandation du Conseil sur une garantie européenne pour l'enfance, la REIF a publié une prise de position de ses membres participant à la mise en œuvre de la politique familiale française et aux mesures visant à lutter contre la pauvreté des enfants et des familles. La REIF, la CNAF et la MSA mettent en avant l'importance des services d'accueil du jeune enfant pour l'inclusion sociale et l'éducation des jeunes enfants mais aussi pour favoriser la conciliation entre vie privée et vie professionnelle, levant des barrières à l'emploi des parents, une des causes structurelles de la pauvreté des enfants. La CNAF et la MSA soulignent également leur expertise dans le financement et le développement de bonnes pratiques en la matière. A ce titre, elles souhaitent se mettre à la disposition des instances européennes pour partager leur connaissance et aider à la définition d'outils efficaces pour lutter contre la pauvreté des enfants. Consulter la position REIF sur la Feuille de route pour une Garantie pour l'enfance....
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Position REIF Stratégie européenne pour les données et approche européenne sur l’intelligence artificielle
04.06.2020

Position REIF Stratégie européenne pour les données et approche européenne sur l’intelligence artificielle

Les outils numériques et l’intelligence artificielle, basée sur la disponibilité de données, recèlent un énorme potentiel pour l’amélioration de la vie des Européens, et en particulier dans le domaine de la protection sociale. Il convient de faire en sorte que la stratégie européenne en la matière permette d’assurer la réalisation de ce potentiel en minimisant les risques. La REIF considère que la collecte et l’utilisation des données, ainsi que le déploiement d’outils basés sur l’intelligence artificielle, doivent se faire uniquement au service des citoyens et dans le plus grand respect des valeurs fondamentales de l’Union européenne. L’établissement d’un cadre normatif européen contraignant et ambitieux aura également pour conséquence d’affirmer ces valeurs au niveau mondial. Consulter la position complète de la REIF....
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Guide juridique français de la mobilité des travailleurs en Europe.
03.03.2020

Guide juridique français de la mobilité des travailleurs en Europe.

Guide juridique français de la mobilité des travailleurs en Europe. Réalisé conjointement par les Ministères de la Solidarité et de la Santé et du Travail, les membres de la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (REIF) et coordonné par l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (EN3S), le guide juridique de la mobilité des travailleurs en Europe est le fruit d’un travail collaboratif transversal inédit. Il vise à informer les salariés en situation de mobilité, leurs employeurs ainsi que les travailleurs indépendants de leurs droits et de leurs obligations en matière de droits du travail et de la sécurité sociale français. En fonction des conditions dans lesquelles va se dérouler cette mobilité, les règles applicables sont différentes. Contrat local, détachement ou pluriactivité, ces distinctions sont importantes puisqu’elles décrivent des réalités différentes. Dans chacun des cas, les situations du travailleur partant de France pour aller à l’étranger et de celui venant en France sont détaillées. En matière de mobilité internationale, les règles de droit du travail et de la sécurité sociale ont le même objectif : fournir un cadre juridique aux employeurs et aux travailleurs mobiles au sein du marché intérieur européen et dans le monde entier en tenant compte des particularités de chacune de leurs situations. Sont également présentés dans ce guide en matière de coordination de sécurité sociale dans l’UE, le régime du détachement et celui de la pluriactivité qui concerne l’exercice d’une activité professionnelle sur le territoire d’au-moins deux États, en voie d’expansion. Il est prévu que le guide fasse l’objet de mises à jour annuelles et intègre de nouveaux thèmes comme le télétravail et les conséquences du Brexit. Pour plus d’informations, voir : https://fr.calameo.com/read/004310504e7c5fd15d5bf?authid=FlhEtqU51cq4...
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Communiqué de presse – Mémorandum mobilité
24.10.2019

Communiqué de presse – Mémorandum mobilité

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Paris, le 23 octobre 2019 Publication du Mémorandum de la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (REIF) sur la mobilité des travailleurs dans l’Union européenne. Dans le contexte du renouvellement des institutions européennes et alors que les discussions sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale ont repris depuis le mois de septembre, la REIF publie un Mémorandum sur la mobilité des travailleurs dans l’UE, conçu comme une contribution commune pour alimenter les débats européens sur la révision des règles de mobilité des travailleurs. Il propose un état des lieux des principales problématiques, des solutions concrètes et des recommandations à l’attention des futurs décideurs européens. Aujourd’hui, en effet, 17 millions d’Européens résident ou travaillent dans un autre Etat membre et 4% de la population en âge de travailler de l'UE vit dans un autre pays de l'UE. Ce phénomène de mobilité est en expansion et ne devrait pas faiblir. Le principe de coopération loyale et sincère et de confiance légitime entre institutions nationales de sécurité sociale doit être respecté par les Etats membres. L’état actuel des pratiques peut conduire à une mobilité injuste, sans contrôle et sans encadrement. En ce sens, la REIF s’inscrit dans la droite ligne de l’ambition forte exprimée par les autorités gouvernementales françaises sur la scène européenne dans la lutte contre le dumping social, pour une mobilité juste. La coordination des systèmes de Sécurité sociale peut se concrétiser dans la pratique par des expériences difficiles pour ceux qui les vivent, comme pour les entreprises et les institutions qui ont à intervenir en matière sociale et notamment en matière de détachement ou de pluriactivité. Par exemple, le détachement qui permet de déroger à la règle européenne de l’application de la législation de sécurité sociale du pays de travail peut se révéler dans son application difficile. Si une grande majorité des situations sont conformes aux règles du marché intérieur, certaines pratiques visent uniquement à réduire le coût du travail, conduisant à une réduction des droits pour les travailleurs, et parfois même à alimenter des mécanismes d’évasion sociale parfaitement organisés. C’est pour cette raison qu’un compromis sur les textes de révision de la coordination doit être trouvé durant cette législature, sans attendre une hypothétique révision des règlements de coordination d’ici 10 à 15 ans. En résumé, la REIF a un double objectif : - Contribuer à faire évoluer et améliorer le cadre juridique des règles européennes de la mobilité,   - Miser sur la coopération entre administrations de sécurité sociale dans l’UE, afin d‘agir efficacement contre la fraude sociale transfrontière. Personnes de contact: Arnaud Emériau, Délégué permanent à la REIF arnaud.emeriau@reif-eu.org Audrey Tourniaire, Chargée de mission à la REIF audrey.tourniaire@reif-eu.org / +32 2 282 05 69 Vous trouverez le Mémorandum en cliquant sur  ou sur le compte Twitter de la REIF en cliquant sur...
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Press release – Memorandum from French Social Security Institutions (REIF) on mobility within the EU.
24.10.2019

Press release – Memorandum from French Social Security Institutions (REIF) on mobility within the EU.

Press release – Brussels, 24 October 2019 Publication of the Memorandum from French Social Security Institutions (REIF) on mobility within the EU. In the context of the renewal of the European institutions and while discussions on the revision of the European rules for the coordination of social security systems have resumed since September and on Tuesday morning with the first trilogue meeting, the REIF is publishing a Memorandum on Workers' Mobility in the EU, designed as a joint contribution to the European debates on the revision of the rules on workers' mobility. It proposes an inventory of the main problems, concrete solutions and recommendations for future European decision-makers. Today, 17 million Europeans are residing or working in another member State and 4% of the EU’s working-age population is living in another EU country. This phenomenon of mobility is expanding and is not expected to lessen. In order to ensure free movement for citizens, the principle of loyal and sincere cooperation and of legitimate confidence between national social security institutions has been enshrined in the European identity. This principle shall be respected by the member States. As things currently stand, mobility practices can be unfair due to a lack of oversight and boundaries. The lack of solution to guarantee trust between Member States and citizen is a threat to the achievement of the European project itself. Indeed, some mobility situations are complex and can have a great impact on mobile workers’ lives. However, we are not starting from scratch. Cooperation within the EU is improving and producing positive effects that continuously facilitate the management and control of mobility situations. France, Belgium, Italy, Portugal, Poland and Spain have recently been developing bilateral cooperation to fight against cross-border social security fraud. Through these programs, not only have potential cases of fraud been identified, but those engaging in such practices have been found guilty in courts of law. The original ambition of helping an individual to keep their social security coverage, even when they cross borders for work, must not become a way to get around the host country’s social security laws. The current system risks favoring those countries’ security systems that provide the least extensive coverage to their citizens. On a broader level, mobility situations are getting even more complicated through resorting to less-known legal structures, such as pursuit of activity in two or more Member States, road cabotage or civil air transport. Indeed, these special legal regimes can be used by employers or workers (whether salaried, self-employed, or both at once) to unduly avoid paying social security contributions in the country where the work is actually being performed. Conversely, mobile workers genuinely engaging in multi-State employment want the process to be simplified and safeguarded. For this reason, a compromise on the texts for revising coordination must be found during this legislature, without waiting for a hypothetical revision of the coordination regulations in 10 to 15 years' time. In summary, the REIF has a twofold objective: - Contribute to the development and improvement of the legal framework of European mobility rules,  - Build on cooperation between social security institutions in the EU in order to take effective action against cross-border social fraud. Contact persons : Arnaud Emériau arnaud.emeriau@reif-eu.org +32 2 282 05 63 Audrey Tourniaire audrey.tourniaire@reif-eu.org +32 2 282 05 69 You will find the REIF Memorandum by clicking on the following link  and on the REIF Twitter account...
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17.09.2019

Mémorandum Mobilité REIF

Au cœur de la construction européenne, la mobilité européenne comporte de nombreux enjeux, y compris pour les systèmes nationaux de sécurité sociale. Les paquets Mobilité et Equité de la Commission Juncker II ont joué un rôle essentiel dans l'engagement européen pour une modernisation des règles sur la mobilité européenne. Parmi les initiatives proposées, la révision des règlements sur la coordination des systèmes de sécurité sociale concernent directement les organismes de sécurité sociale et ainsi les caisses françaises dont la REIF assure la représentation à Bruxelles. L’échec des négociations sur ce texte durant la précédente législature 2014-2019 ne doit pas remettre en cause les priorités défendues par la France, ni anéantir les nombreuses avancées opérationnelles acquises durant ce long travail de négociation. Il est essentiel que le dossier soit rouvert afin de dégager des compromis permettant d’aller au-delà des clivages qui existent sur ce sujet sensible. Afin de contribuer pleinement aux débats européens, la REIF propose, dans ce Mémorandum, un état des lieux des principales problématiques que comporte la révision des règlements de coordination, des solutions concrètes et des recommandations à l’attention des futurs décideurs européens. Téléchargez le Mémorandum mobilité de la REIF At the heart of EU construction, labor mobility entails many challenges, even for national social security systems. Labor Mobility Package and Equity Package launched by the Juncker Commission illustrated EU commitment for a fairer and modernized framework to support labor mobility within the EU. The proposal for a revision of EU rules for the coordination of social security systems is a key element in that prospective. In order to contribute to the discussions and to share our expertise and those of our members, we elaborated a Memorandum to explain what are the challenges of the revision and to propose concrete solutions and recommendations to European decision-makers. Download the Memorandum Mobility - ENG version...
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02.07.2019

Actes du colloque des 15 ans de la REIF

Le 15 mai 2018, la REIF a fêté ses 15 ans d'existence pour la défense des valeurs de la Sécurité française auprès de l'UE. La conférence a également été l'opportunité de débattre des enjeux du futur pour les systèmes de protection sociale. Télécharger les actes du colloque....
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16.04.2019

Appel au PE pour l’adoption du texte de révision des règlements de coordination

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 15 avril 2019 Appel à un vote positif en plénière de la position du Parlement européen sur les textes de révision des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale La Représentation des Institutions Françaises de sécurité sociale auprès de l’Union européenne (REIF) regrette que le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne n’aient pu conclure un accord politique sur les textes de révision des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale. La REIF appelle les parlementaires européens à adopter le texte du mandat de négociation tel que voté en session plénière le 11 décembre 2018. Ce texte est une bonne base pour un compromis futur à trouver à la prochaine législature.  Reporter le vote prévu le 15 avril prochain à la prochaine législature, c’est risquer l’abandon des progrès prévus par le texte actuel du Parlement européen. Le texte comporte des améliorations opérationnelles importantes que l’on peut qualifier même d’inespérées.  Comportant des critères de gestion plus cohérents, elles permettent de faciliter le suivi et le contrôle et de renforcer les outils des autorités nationales avec celles des autres Etats Membres pour encadrer les régimes du détachement et de la pluriactivité et plus généralement pour lutter contre les risques de fraude liées au formulaire A1 et son éventuel retrait. Par ailleurs, le texte s'oriente vers une meilleure protection sociale des travailleurs mobiles en clarifiant et étendant leurs droits acquis en termes de prestations chômage tout particulièrement. La coopération intra-UE des autorités nationales avance plus rapidement qu’on ne le croit et produit des effets positifs vers plus d‘efficience dans la gestion, l’accompagnement, suivi et contrôle des situations de mobilité. Il est essentiel de relégitimer l’Europe sociale aux yeux des citoyens à l’approche des élections européennes. Les règles de mobilité doivent être des règles simples et efficaces et donc améliorées afin d'éviter le dumping social. Enfin, en l’absence de vote le 15 avril, la prochaine révision qui sera proposée porte le risque d’un retour des velléités de certaines Etats membres et eurodéputés pour l’introduction d’une indexation des prestations familiales en fonction du niveau des allocations du lieu de résidence des enfants du travailleur mobile. Au-delà du coût des dépenses publiques à prévoir pour gérer un tel système, une telle mesure va frontalement contre les principes de solidarité et d'égalité de traitement entre citoyens européens. Personnes de contact: Arnaud Emériau, Délégué permanent à la REIF arnaud.emeriau@reif-eu.org Audrey Tourniaire, Chargée de mission à la REIF audrey.tourniaire@reif-eu.org +32 2 282 05 69 Téléchargez le Communiqué de presse....
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27.11.2018

Rapport d’activité 2017

Selon les mots de son Président, la REIF est un "acteur incontournable et essentiel à Bruxelles pour la promotion et la défense des valeurs et des principes du système de protection sociale français", elle a " fait l’objet d’une grande activité en 2017 dans un contexte où la remise en cause du projet européen n’a jamais été aussi prégnante et en même temps la pertinence du projet si évidente". Les activités de la REIF en 2017 ont été marquées par la mise en place d’un groupe de travail dédié à la problématique de la révision des règlements européens de coordination des systèmes de sécurité sociale. Parmi les autres sujets suivis par la REIF en 2017 nous pouvons aussi citer le processus d'adoption du socle européen des droits sociaux, la révision des règles sur le détachement des travailleurs ou encore les dispositifs médicaux, l'accès des patients aux médicaments innovants et la conciliation vie privée-vie professionnelle. Pour lire notre rapport d'activité 2017.  ...
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Contribution de la REIF aux débats sur l’Autorité européenne du travail
28.08.2018

Contribution de la REIF aux débats sur l’Autorité européenne du travail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 28 août 2018 Contribution de la Représentation européenne des Institutions françaises de sécurité sociale (REIF) au projet de Règlement établissant une Autorité européenne du Travail. La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (REIF) accueille favorablement la proposition de règlement publiée par la Commission européenne le 13 mars 2018 visant à établir une Autorité européenne du Travail. L’ambition affichée par la Commission de mettre sur pied une structure à vocation permanente sous la forme d’une agence exécutive de l’UE et opérationnelle dès 2019 est particulièrement bienvenue. L’objectif de fédérer les missions techniques et opérationnelles de certaines instances de l’UE telles que la plateforme européenne de lutte contre le travail non déclaré, de coopérer plus étroitement avec la commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale ou encore Europol et Eurojust devrait permettre plus d’efficacité et de lisibilité pour la coopération intra-UE. Ceci suppose entre autres de pouvoir échanger des informations de manière plus automatique entre organismes nationaux chargés de la lutte contre le travail illégal ou non déclaré et en particulier ceux compétents dans le contrôle, l’inspection ainsi que le recouvrement des cotisations et prestations de sécurité sociale dans l’UE. A cet égard, la mission de médiation entre les États membres qui serait donnée à l’Autorité européenne en cas de différend dans l’application du droit de l’Union est opportune. Néanmoins, des clarifications sont à apporter afin d’assurer un haut degré d’expertise et d’indépendance à l’exercice de cette médiation et améliorer ainsi la procédure actuelle de dialogue et de conciliation devant la Commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale. Par ailleurs, le rôle confié à l’Autorité pour la coordination de missions d’inspection concertées ou communes présente une plus-value pouvant apporter un appui logistique et technique aux autorités de contrôle et d’inspection de sécurité sociale via des services de traduction, d’interprétariat et d’assistance juridique. Le projet de rapport de la Commission Emploi au Parlement européen va en ce sens dans la bonne direction en se focalisant sur la médiation et résolution des problèmes liés à la mise en œuvre de la législation de l’UE. Certaines de ses propositions ne doivent toutefois pas remettre en cause les strictes compétences nationales en termes de contrôle et d’inspection et doit préserver l’expertise de la filière sécurité sociale qui doit-être correctement représentée dans toutes les instances et/ou comités mis en place par l’Autorité européenne du Travail. Consulter l'ensemble des propositions détaillées formulées par la REIF  Personne de contact: Arnaud Emériau, Délégué permanent à la REIF arnaud.emeriau@reif-eu.org...
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Proposition de Directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle
21.08.2018

Proposition de Directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle

REIF FLASH Proposition de Directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle N°37/Septembre/2017 Ce REIF Flash présente le contexte et les dispositions clef de la proposition de Directive sur la conciliation entre vie privée et vie professionnelle avant d’identifier les possibles risques et opportunités de cette initiative. Il propose enfin des actions de suite pour la REIF et pour ses membres....
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Communiqué de presse – Socle européen des droits sociaux: un cadre de référence pour les droits sociaux des citoyens européens nécessaire pour guider les prochaines concrétisations de l’Europe sociale.
21.08.2018

Communiqué de presse – Socle européen des droits sociaux: un cadre de référence pour les droits sociaux des citoyens européens nécessaire pour guider les prochaines concrétisations de l’Europe sociale.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 27 avril 2017 Socle européen des droits sociaux: un cadre de référence pour les droits sociaux des citoyens européens nécessaire pour guider les prochaines concrétisations de l’Europe sociale. La Représentation des Institutions Françaises de sécurité sociale auprès de l’Union européenne (REIF), ayant contribué à la consultation publique de la Commission européenne sur l’élaboration d’un socle européen des droits sociaux, félicite la Commission pour la publication de sa proposition reprenant l’important acquis législatif européen en matière de droits sociaux. Nous soutenons l’approche de la Commission qui rappelle à très juste titre les compétences respectives entre les niveaux national et européen, tout en s’engageant fortement dans son rôle d’accompagnateur et de soutien des Etats membres dans les processus de réformes. Des réformes qui s’avèreront nécessaires pour appréhender les nouvelles réalités que partagent nos sociétés européennes (évolutions démographiques et technologiques particulièrement). Nous comprenons que ce socle est une première étape. Elle permet de faire le point sur les droits reconnus dans le corpus législatif commun de l’UE et offre un cadre d’évaluation des situations des Etats membres via un processus de Semestre européen renouvelé qui ne devra plus seulement être économique mais visera également la convergence des droits sociaux dans une logique ascendante. « La Recommandation de la Commission sur le socle européen des droits sociaux est importante. Elle clarifie l’acquis européen tout en soutenant les ambitions des Etats qui souhaitent faire plus, en corrélation avec les identités culturelles et les traditions qui leur sont propres. Ainsi la confirmation univoque de la compétence exclusive des Etats membres dans la définition de leur système de sécurité sociale est fondamentale pour garantir l’adhésion et la participation des Etats membres aux prochaines initiatives de la Commission qui viseront à mettre en œuvre concrètement les droits de l’acquis européen » souligne Arnaud Emériau, délégué permanent de la REIF. Déjà, les prochaines étapes sont lancées ! C’est avec enthousiasme que nous avons accueilli les premières manifestations de l’engagement de la Commission pour rendre effectif ce corpus social européen avec la publication d’initiatives concernant  l’accès de tous à la protection sociale, l’information des travailleurs et le temps de travail. Plus spécifiquement, nous nous félicitons des initiatives relatives à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée à l’accès à la protection sociale. Il s’agit de deux enjeux primordiaux pour les institutions de sécurité sociale. En effet, la Sécurité sociale française a toujours soutenu ses assurés sociaux dans leur souhait de concilier carrière professionnelle et vie familiale. Cela doit passer par des politiques qui puissent permettre d’articuler réellement, pour les deux parents, leurs responsabilités familiales et leurs obligations professionnelles. Engagées pour leurs assurés sociaux,  les caisses nationales de sécurité sociale s’adaptent pour accompagner les transformations de la société. Ainsi, nous assisterons de manière proactive les partenaires européens dans leurs réflexions et leurs travaux sur les problématiques de protection sociale et nous soutenons l’analyse de la Commission : l’accès à la sécurité sociale pour tous les travailleurs quelle que soit la forme de leur emploi  est le prochain défi des systèmes nationaux de Sécurité sociale. Personne de contact: Audrey Tourniaire, Chargée mission à la REIF audrey.tourniaire@reif-eu.org +32 2 282 05 69...
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27.04.2018

Socle européen des droits sociaux: un cadre de référence pour les droits sociaux des citoyens européens nécessaire pour guider les prochaines concrétisations de l’Europe sociale.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 27 avril 2017 Socle européen des droits sociaux: un cadre de référence pour les droits sociaux des citoyens européens nécessaire pour guider les prochaines concrétisations de l’Europe sociale. La Représentation des Institutions Françaises de sécurité sociale auprès de l’Union européenne (REIF), ayant contribué à la consultation publique de la Commission européenne sur l’élaboration d’un socle européen des droits sociaux, félicite la Commission pour la publication de sa proposition reprenant l’important acquis législatif européen en matière de droits sociaux. Nous soutenons l’approche de la Commission qui rappelle à très juste titre les compétences respectives entre les niveaux national et européen, tout en s’engageant fortement dans son rôle d’accompagnateur et de soutien des Etats membres dans les processus de réformes. Des réformes qui s’avèreront nécessaires pour appréhender les nouvelles réalités que partagent nos sociétés européennes (évolutions démographiques et technologiques particulièrement). Nous comprenons que ce socle est une première étape. Elle permet de faire le point sur les droits reconnus dans le corpus législatif commun de l’UE et offre un cadre d’évaluation des situations des Etats membres via un processus de Semestre européen renouvelé qui ne devra plus seulement être économique mais visera également la convergence des droits sociaux dans une logique ascendante. « La Recommandation de la Commission sur le socle européen des droits sociaux est importante. Elle clarifie l’acquis européen tout en soutenant les ambitions des Etats qui souhaitent faire plus, en corrélation avec les identités culturelles et les traditions qui leur sont propres. Ainsi la confirmation univoque de la compétence exclusive des Etats membres dans la définition de leur système de sécurité sociale est fondamentale pour garantir l’adhésion et la participation des Etats membres aux prochaines initiatives de la Commission qui viseront à mettre en œuvre concrètement les droits de l’acquis européen » souligne Arnaud Emériau, délégué permanent de la REIF. Déjà, les prochaines étapes sont lancées ! C’est avec enthousiasme que nous avons accueilli les premières manifestations de l’engagement de la Commission pour rendre effectif ce corpus social européen avec la publication d’initiatives concernant  l’accès de tous à la protection sociale, l’information des travailleurs et le temps de travail. Plus spécifiquement, nous nous félicitons des initiatives relatives à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée à l’accès à la protection sociale. Il s’agit de deux enjeux primordiaux pour les institutions de sécurité sociale. En effet, la Sécurité sociale française a toujours soutenu ses assurés sociaux dans leur souhait de concilier carrière professionnelle et vie familiale. Cela doit passer par des politiques qui puissent permettre d’articuler réellement, pour les deux parents, leurs responsabilités familiales et leurs obligations professionnelles. Engagées pour leurs assurés sociaux,  les caisses nationales de sécurité sociale s’adaptent pour accompagner les transformations de la société. Ainsi, nous assisterons de manière proactive les partenaires européens dans leurs réflexions et leurs travaux sur les problématiques de protection sociale et nous soutenons l’analyse de la Commission : l’accès à la sécurité sociale pour tous les travailleurs quelle que soit la forme de leur emploi  est le prochain défi des systèmes nationaux de Sécurité sociale. Personne de contact: Audrey Tourniaire, Chargée mission à la REIF audrey.tourniaire@reif-eu.org +32 2 282 05 69 Consulter la position de la REIF sur le socle européen des droits sociaux...
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10.01.2018

Contribution de la REIF sur la problématique de l’accès à la protection sociale

Janvier 2018 Suite à la consultation publique et les auditions des parties prenantes intéressées, notamment les insitutions de protection sociale, organisées par la Commission européenne sur la possibilité d'une initiative de l'UE visant à garantir à tous les travailleurs l'accès à une protection sociale, la REIF a décidé de formaliser sa position et ses recommandations dans un document soumis en réponse à ces consultations. Consulter son document de contribution complet....
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11.11.2017

Position de la REIF sur la révision de la coordination des systèmes de sécurité sociale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 11 décembre 2017 Position de la Représentation européenne des Institutions françaises de sécurité sociale (REIF) sur la révision de la coordination des systèmes de sécurité sociale La Représentation des Institutions Françaises de sécurité sociale auprès de l’Union européenne (REIF) soutient l’initiative de la Commission européenne de moderniser les règles de coordination des systèmes de sécurité sociale. Cependant, au regard de la proposition initiale et des débats au Parlement européen et au Conseil de l’UE, la REIF souhaite un corpus de propositions plus ambitieux. En effet, l’expérience concrète acquise par les organismes français de sécurité sociale dans la gestion des dossiers leur permet d’identifier les lacunes et de proposer des moyens à mettre en œuvre pour leur permettre d’effectuer correctement leur mission de service public au bénéfice des assurés sociaux. Le principe directeur est la réaffirmation des principes fondamentaux de la coordination des systèmes de sécurité sociale, en particulier ceux de la lex loci laboris et de la coopération loyale. Mais la révision des règlements doit également permettre de faciliter l’exercice du droit des citoyens UE à la libre circulation par la mise en place de règles plus facilement applicables dans la pratique. Le renforcement des outils dont disposent les autorités nationales pour lutter contre les risques de fraude, notamment en ce qui concerne le formulaire A1 et son éventuel retrait, va dans le bon sens. La REIF estime toutefois nécessaire d’aller plus loin afin d’éviter la constitution d’entités à seule fin de permettre l’exercice d’activités économiques s’exonérant des règles de la protection sociale du pays d’exercice de cette activité. En ce sens, nous souhaitons une obtention obligatoire du formulaire A1 avant le départ du salarié dans un autre État membre ainsi qu’un ancrage suffisant du salarié détaché dans son État d’affiliation via une affiliation préalable d’au moins trois mois à la sécurité sociale du pays d’envoi du travailleur. Pour lutter contre la fraude, il devrait être possible de rendre le formulaire A1 du détachement inapplicable en cas de fraude manifeste constatée par un juge national entraînant ainsi l’affiliation au régime de sécurité sociale de l’Etat d’emploi des travailleurs détachés. D’autres propositions de la Commission nécessitent des clarifications. Il en va ainsi de la définition des soins de longue durée ou encore des modalités de mise en œuvre de la proposition –intéressante dans son principe - qui exigerait une période minimale d’assurance d’au moins trois mois accomplie en dernier lieu dans l’État membre où sont sollicitées les prestations de chômage. Egalement, l’extension de la durée minimale d’exportation des droits à chômage à six mois est positive mais devra être conditionnée à un échange rapide des informations entre administrations. Enfin, la REIF soutient la position de la Commission de rejeter toute indexation des prestations familiales en fonction du coût du lieu de résidence de l’enfant. Une telle proposition présenterait non seulement des charges administratives et des coûts de gestion exorbitants mais aussi irait à l’encontre des principes de solidarité et d'égalité de traitement entre citoyens européens. Consulter l'ensemble des propositions détaillées formulées par la REIF Personnes de contact: Arnaud Emériau, Délégué permanent à la REIF arnaud.emeriau@reif-eu.org Audrey Tourniaire, Chargée de mission à la REIF audrey.tourniaire@reif-eu.org...
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27.11.2016

Rapport d’activités 2016

2016 a fortement été marqué par les propositions sur la mobilité européenne (détachement des travailleurs, coordination des systèmes de sécurité sociale), avec, pour toile de fond le vote positif des britanniques pour leur retrait de l'UE (Brexit). Au cœur des activités européennes également la finalisation des travaux sur la révision des règles sur les dispositifs médicaux et sur la protection des données à caractère personnel et les contributions aux débats sur un socle européen des droits sociaux. Pour lire notre rapport d'activité 2016....
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21.08.2016

Saisir l’opportunité du maintien de la proposition modifiée sur le détachement pour mettre en cohérence les dispositions de la Directive de 1996 avec les modifications à venir des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale.

Communiqué de presse – 20 juillet 2016           Saisir l’opportunité du maintien de la proposition modifiée sur le détachement par la Commission européenne pour mettre en cohérence les dispositions de la Directive de 1996 avec les modifications à venir des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale. La Représentation des institutions françaises de sécurité sociale auprès de l’Union européenne REIF) se félicite du maintien par la Commission européenne de la proposition de révision ciblée de la Directive 96/71/CE sur le détachement des travailleurs, suite à l’activation de la procédure du “carton jaune“ par 11 Parlements nationaux de l’UE le 10 mai 2016. Nous accueillons avec bienveillance les propos de la Commissaire européenne à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, qui a appelé aujourd’hui à garantir un juste équilibre entre le principe de la libre prestation de services en en limitant les abus et en assurant une meilleure protection et justice sociale pour tous les citoyens européens. Toutefois, la REIF estime que la Commission européenne doit avoir pour objectif une meilleure harmonisation des dispositions de la Directive de 1996 relative au détachement de travailleurs avec les modifications à venir des règlements de coordination des régimes de sécurité sociale à l’automne prochain. La REIF l’a préconisé à de nombreuses reprises: il est essentiel d’harmoniser les deux outils juridiques européens en parallèle. En effet, les différences actuelles importantes des concepts et critères des deux instruments viennent saper la pertinence et l’efficacité des contrôles des corps d’inspections de sécurité sociale. Les travailleurs non-salariés (autoentrepreneurs, travailleurs indépendants auto-détachés en situation de pluriactivité) sont par exemple exclus du champ de la directive alors qu’ils sont inclus dans les Règlements de coordination. Autre exemple : la discordance forte entre les règles applicables aux déclarations préalables de détachements plus strictes (droit du travail) et les certificats A1 (droit de la sécurité sociale) qui sont basés sur le principe de rétroactivité et peuvent être aisément contournées. L’harmonisation est particulièrement importante puisqu’elle devra donner aux organismes de Sécurité sociale français la possibilité de remettre en cause plus facilement le document portable A1 justifiant l’affiliation du travailleur détaché à l’organisme de Sécurité sociale de son Etat d’origine en cas de doutes sérieux sur la véracité des informations fournies. Enfin, la REIF préconise que le formulaire A1 soit complété pour mieux connaitre la composition de la rémunération du travailleur détaché et le montant des cotisations de sécurité sociale versées. Personne de contact: Arnaud Emériau, Délégué permanent Arnaud.emeriau@reif-eu.org +32 4 70 87 71 33...
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27.11.2015

Rapport d’activité 2015

2015 : une année de renouveau et une impulsion majeure pour la Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (REIF) qui créée sa propre association de gestion, autonome par rapport à l'ADECRI dont les activités sont intégrées dans Expertise France. Au niveau européen, nous nous félicitons du travail accompli pour le renforcement des exigences pour la mise sur le marché des dispositifs médicaux à risque, de la prise en compte de nos missions  de service public impliquant des exigences particulières en matière de traitement des données à caractère personnel et la possibilité qui nous a été offerte de participer aux travaux de la plateforme H5NCP sur la fraude et l'erreur. Pour lire notre rapport d'activité 2015....
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27.11.2014

Rapport d’activités 2014

En 2014, parmi les différentes activités menées, la REIF a notamment tenu des échanges réguliers avec la Représentation permanente de la France sur les propositions européennes sur les dispositifs médicaux, travaillé à la sensibilisation sur la problématique de l'accès aux médicaments onéreux suite à l'autorisation de mise sur le marché du Solvadi et à la formulation d'amendements à la proposition de la Commission pour une directive d'exécution sur le détachement des travailleurs. Pour lire  notre rapport d'activité 2014....
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