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26.10.2026

De nombreux sujets étaient à l’ordre du jour du Conseil EPSCO

La présidence irlandaise a soumis un ordre du jour très riche aux ministres des Affaires sociales réunis le 19 octobre à Luxembourg.

Ils ont notamment adopté une recommandation sur la lutte contre l’exclusion en matière de logement et le sans-abrisme qui invite les États membres à développer ou réviser des cadres nationaux en la matière, à adopter une approche personnalisée mais aussi à se fixer des objectifs réalisables et mesurables en matière d’hébergement d’urgence pour les personnes vivant dans la rue et de soutien à l’accès à un logement sûr pour les personnes en hébergement d’urgence ou temporaire. Il leur est en outre recommandé de garantir l’accès aux informations sur les mesures disponibles en matière d'aide au logement, ou encore de suivre et le cas échéant de réévaluer l’adéquation des aides au logement.

Les ministres ont également débattu de l’égalité et de la lutte contre les discriminations, puis adopté des conclusions sur l’égalité en tant que moteur de la croissance et de la compétitivité, qui reviennent notamment les obstacles (structurels) en particulier dans l’accès au marché du travail et aux évolutions en emploi. Des développements spécifiques sont dédiés aux femmes, aux personnes handicapées ou racisées, aux Roms, aux seniors. Parmi les recommandations aux États membres, on trouve le renforcement de l’économie du soin, y compris via une rémunération équitable et de bonnes conditions de travail ; des congés maternité, paternité et/ou parentaux réservés et non transmissibles ; l’accès aux services d’éducation et d’accueil du jeune enfant ; des soins de longue durée disponibles, accessibles, abordables et de qualité. Le Conseil attend donc de la Commission la présentation d’un « pacte européen en matière de soins qui reconnaisse les formes à la fois rémunérées et non rémunérées de soins et d'aide, favorise l'autonomisation économique des femmes, encourage les hommes à assumer une part égale des soins, remette en question les stéréotypes sexistes et formule un ensemble complet de recommandations pour relever les défis dans le secteur des soins, notamment en mettant l'accent sur l'égalité de genre, ainsi que pour accroître et soutenir la main-d'œuvre dans ce domaine », qui devrait figurer au programme de travail 2027 de l’exécutif européen.

Un débat sur les emplois de qualité a permis aux ministres d’exprimer leurs attentes vis-à-vis de la Commission, qui doit publier une proposition législative fin 2026. Si la nécessité de respecter les compétences nationales et celle d’éviter de nouvelles charges administratives ont été rappellées, des points de consensus se sont dégagés sur la supervision humaine dans la gestion algorithmique, la santé et la sécurité au travail (et en particulier la santé mentale), la responsabilité dans les chaînes de sous-traitance et la prise en compte du changement climatique.

Les messages-clés du Comité de l’Emploi (EMCO) et du Comité de la Protection sociale (SPC) sur le Semestre européen ont été adoptés. Le premier liste des tendances positives (augmentation sensible du taux d’emploi des 55-64 ans dans 23 États membres et de l’apprentissage tout au long de la vie dans 18) et négatives (augmentation des coûts salariaux nominaux dans toute l’UE, diminution des personnes nouvellement recrutées…) et relève que « plusieurs États membres restent confrontés à des difficultés liées à l'adéquation et à l'orientation vers l'emploi de leurs systèmes de protection sociale, y compris la pauvreté des travailleurs, les freins à la participation au marché du travail et l'adéquation des allocations de chômage ». Le SPC quant à lui met en exergue la persistance du risque de détresse financière, malgré une baisse, en 2025, du taux de pauvreté ancré dans le temps. Des efforts additionnels sont donc requis pour atteindre les objectifs de l’UE à l’horizon 2030.

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